15/02/2017 15:07
Le Parlement européen se prononce mercredi 15 février sur le CETA, l'accord de libre-échange entre l'UE et le Canada. Mais quelle que soit l'issue du vote, l'intense opposition au traité ne sera pas sans conséquences sur la politique commerciale future de Bruxelles.
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Une pancarte contre les traités TTIP et CETA, apposée devant l'entrée principale du Conseil européen, à Bruxelles, le 23 janvier 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

S'il est adopté, une grande partie du CETA entrera en application provisoire, a priori dès le mois d'avril, le temps d'être ratifié par l'ensemble des Parlements nationaux et régionaux de l'UE, ce qui prendra des années.

Le vote est prévu mercredi midi (11H00 GMT) après trois heures de débat en présence de la commissaire européenne au Commerce, Cecilia Malmström.

Plusieurs centaines d'opposants au traité, issus d'ONG ou de partis de gauche, sont attendus devant le Parlement.

"Le monde nous regarde", avait prévenu Mme Malmström fin janvier. "Nous ne pactisons pas avec le diable (...) Nous parlons du Canada, l'un des pays les plus démocratiques du monde!", avait-elle plaidé face à la contestation.

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a prévu de s'exprimer dans l'hémicycle jeudi, au lendemain du vote.

Le texte supprimera 99% des droits de douane. Mais il prône également la coopération en matière sociale, sanitaire et environnementale.

L'Accord économique et commercial global (AEGC, en anglais CETA) est a priori soutenu par une majorité d'eurodéputés, essentiellement ceux de droite, ainsi que les libéraux et la plupart des socialistes.

Le CETA est "la réponse de l'Europe et du Canada à la politique de Donald Trump", "un modèle pour l'avenir, fondé sur la coopération, les valeurs et les standards communs", a ainsi affirmé mardi l'Allemand Manfred Weber, président du groupe du Parti populaire européen (PPE, droite), le plus important du Parlement.

Les Verts, l'extrême gauche, l'extrême droite et certains socialistes voteront contre.

AFP/VNA/CVN
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