09/11/2020 09:09
La France va-t-elle bientôt voir les premiers effets du confinement ? La question est dans tous les esprits alors que les contaminations flambent et que le bilan dépasse désormais les 40.000 morts depuis le début de l'épidémie.

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Du personnel médical transporte un patient atteint du COVID-19 aux urgences de l'hôpital de Strabourg, le 6 novembre. Photo : AFP/VNA/CVN


Les premières mesures prises "ont permis d'avoir une forme de ralentissement de la progression de l'épidémie mais il est trop tôt pour juger de l'effet du reconfinement", a estimé dimanche 8 novembre le ministre de la Santé, Olivier Véran, sur France Inter/franceinfo/Le Monde.

Le ministre de la Santé a donné rendez-vous en fin de semaine prochaine ou début de semaine suivante pour "faire le bilan" et annoncer au besoin des "mesures complémentaires".

En attendant, le gouvernement a de nouveau écarté dimanche un confinement ciblé pour les personnes âgées.

"Aujourd'hui ce n'est clairement pas le scénario que nous envisageons", a affirmé M. Véran, sans écarter "définitivement" cette hypothèse. Quant à celle de "mesures de contrôle" des personnes testées positives au COVID-19, elle justifierait le cas échéant "un débat démocratique".


À l'approche de la fin d'année, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a reconnu que les Français ne pourraient pas vivre un Noël comme d'habitude. Mais "nous ne voulons pas d'un Noël en visio. Nous voulons que les Français puissent fêter Noël le plus normalement possible", a-t-il assuré.

Interrogé sur LCI, le chef des urgences de l'hôpital George Pompidou, Philippe Juvin, a mis en garde contre l'espoir d'un déconfinement rapide. "On ne pourra déconfiner que quand la décrue sera confirmée", a-t-il souligné, en rappelant que ce pic devrait être suivi d'un "plateau", avant que la baisse des entrées en réanimation s'enclenche.

271 malades du COVID-19 sont décédés dans les dernières 24 heures, selon les données officielles dimanche 8 novembre, portant le bilan à 40.439 depuis le début de l'épidémie.

Avec 4.527 patients en réanimation et soins intensifs, contre 3.721 au début de la semaine, la pression est considérable sur ces services hospitaliers. La capacité totale d'accueil a été portée de 5.000 à 6.400 lits, avec un objectif à 7.500 ces jours-ci, qui pourrait encore être relevé à 10.500 lits.

Recensement incomplet 

La situation est tendue dans plusieurs régions. De premiers transferts de malades du COVID-19 ont organisés au sein du pays, et, depuis jeudi 5 novembre et vendredi 6 novembre, de la région Grand Est vers l'Allemagne.

Dimanche 8 novembre l'Agence régionale de santé (ARS) d'Auvergne-Rhône-Alpes a annoncé envisager 200 nouveaux transferts de patients pour désengorger ses hôpitaux, selon son directeur général, Jean-Yves Grall, sur Franceinfo.

 


Pour sa part, l'ARS des Hauts de France a indiqué que les équipes médicales constatent "un accroissement de la sévérité des cas pris en charge en réanimation, avec actuellement 45 patients dont l’état est considéré comme très grave".

Le nombre de nouvelles contaminations n'a pas été communiqué ce week-end, après un embouteillage informatique provoqué par l'afflux de tests, qui avait rendu leur recensement incomplet depuis plusieurs jours. Des données corrigées seront publiées lundi 9 novembre.

Vendredi 6 novembre, Santé publique France avait fait état d'un nouveau record avec plus de 60.000 cas positifs en 24 heures, soit deux fois les niveaux constatés à la mi-octobre.

En visite auprès des soignants dans la Loire, département où la situation sanitaire est la plus dégradée de France, le Premier ministre Jean Castex a répété samedi que "la meilleure chose est d'éviter que des malades arrivent à l'hôpital, plutôt qu'ils en soient évacués. Et pour ça, il n'y a pas d'autre solution que de respecter strictement le confinement et les gestes barrières".

Comme au printemps, le ministère de la Santé a pris des mesures pour permettre la continuité des traitements et des soins durant le confinement, mais aussi la prise de contraception, la pratique des IVG médicamenteuses et les traitements de substitution aux opiacés.

Interdire le "Black Friday" ?

Sur le front économique, quatre fédérations de magasins de centre-ville et centres commerciaux ont demandé au gouvernement de restreindre les ventes en ligne "aux seuls produits de première nécessité" et d'interdire le "Black Friday", dans une tribune publiée dans le Journal du dimanche 8 novembre. Elles réclament aussi de pouvoir rouvrir les commerces "non essentiels" dès le 12 novembre.

Le ministre de l'
Économie, Bruno Le Maire, prévient de son côté qu'une réouverture "ne pourra (...) s'envisager qu'avec de nouvelles règles sanitaires", dans une interview au même hebdomadaire.

Le Conseil d'
État a maintenu samedi 7 novembre l'interdiction des cérémonies religieuses avec un large public, tout en invitant le gouvernement à clarifier certaines règles.

Par ailleurs, face aux demandes insistantes dans la communauté médicale de fermeture des lycées et des collèges, et à la colère dans les établissement scolaires face à un protocole sanitaire jugé insuffisant, le ministre de l'
Éducation nationale, Jean-Michel Blanquer, a encouragé les cours à distance pour les lycéens, tout en conservant un minimum de 50% en classe.


AFP/VNA/CVN

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