29/12/2020 09:00
Avec un bilan du COVID-19 considérablement revu à la hausse, la Russie est devenue lundi 28 décembre l'un des pays les plus endeuillés au monde, au moment où les campagnes de vaccination se poursuivent dans plusieurs pays européens.
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Un vieil homme reçoit le vaccin contre le COVID-19 à Madrid, le 27 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Près de 26.000 morts en novembre, 186.000 cette année : les chiffres dévoilés par l'Office russe des statistiques Rosstat, en vertu d'une nouvelle comptabilité plus proche des normes internationales, sont trois fois supérieur au 55.265 morts officiels comptabilisés depuis le début de la pandémie par le site dédié du gouvernement.

Ces nouveaux chiffres placent la Russie au 3e rang mondial, derrière les États-Unis (plus de 330.000 morts) et le Brésil (plus de 190.000). Malgré ce nouveau bilan alarmant, les autorités russes ont rejeté l'idée de tout nouveau confinement national, tablant sur l'efficacité du vaccin national, le Spoutnik-V, déployé début décembre.

Registre des refus

Pendant ce temps, les campagnes de vaccination contre le COVID-19 s'enchainent dans les pays européens, qui ont lancé le mouvement ce week-end, en injectant à des personnes âgées, à des soignants ou encore à des responsables politiques les premières doses du vaccin Pfizer-BioNTech, quelques jours après le feu vert de l'UE. Leur livraison dans huit pays européens subira cependant un léger retard, en raison d'un problème logistique à l'usine Pfizer en Belgique, a annoncé le ministère espagnol de la Santé, sans préciser quels étaient les sept autres pays affectés.

Après l'Espagne - qui a officiellement franchi lundi la barre des 50.000 morts -, l'Italie et la France ce dimanche, la Belgique a procédé à de premières injections dans trois maisons de retraite, et le Luxembourg a vacciné de premiers professionnels de santé. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a qualifié ce début de campagne de vaccination sur le Vieux continent de "moment touchant d'unité" et d'"histoire de succès européenne".

Nombre de morts liés au coronavirus officiellement annoncés par pays, au 28 décembre à 11h00.
Photo : AFP/VNA/CVN

En Espagne, les autorités tiendront un registre des personnes refusant de se faire vacciner contre le COVID-19, qui sera partagé avec d'autres pays européens mais ne sera pas rendu public, selon le ministre de la Santé, Salvador Illa, une annonce qui pourrait alimenter critiques et suspicions contre les vaccinations en cours.

Pareil mais en pire

L'Allemagne, la Hongrie et la Slovaquie avaient ouvert la marche samedi 26 décembre dans l'UE, avec un jour d'avance sur le lancement officiel de la campagne. Hors UE, la Norvège a également commencé sa campagne vaccinale dimanche, tout comme le sultanat d'Oman. En Israël, l'armée a commencé sa campagne de vaccination lundi à destination des soldats.

Avant eux, de nombreux autres pays à travers le monde avaient commencé à vacciner contre le Covid-19, qui a fait au moins 1.765.049 morts et contaminé plus de 80,6 millions de personnes dans le monde, selon un bilan établi lundi 28 décembre à la mi-journée par l'AFP, avant l'annonce des nouvelles statistiques russes. Pour l'OMS, qui organisait lundi 28 décembre sa dernière conférence de presse de l'année, l'actuelle pandémie est une "sonnette d'alarme", mais il nous faut "nous préparer à l'avenir à quelque chose qui sera peut-être encore pire".

Bien que les premières injections suscitent l'espoir, des inquiétudes sont nées ces derniers jours après le signalement, dans des pays de plus en plus nombreux, d'un variant du coronavirus apparu récemment en Grande-Bretagne, vraisemblablement plus contagieux que la souche d'origine. Cette nouvelle souche a été repérée dans plusieurs pays européens que sur d'autres continents, et notamment au Canada, en Jordanie ou au Japon.

Cinq cas ont été détectés en Espagne, précisément en Andalousie, 11 cas aux Pays-Bas, et 2 cas en Finlande. Le Sri-Lanka a quant à lui accueilli lundi ses premiers touristes étrangers depuis neuf mois, avec un vol charter venu d'Ukraine comptant 185 passagers, un "projet pilote", selon le gouvernement, alors qu'une nouvelle souche du virus est apparu sur l'île depuis octobre.

La fiesta à Neymar

En Chine, une "journaliste citoyenne" qui avait couvert l'épidémie à Wuhan, a été condamnée lundi 28 décembre à quatre ans de prison, au moment où le pouvoir chinois vante sa réussite dans la lutte contre la maladie. Face à des niveaux de contamination préoccupants, plusieurs pays sont de nouveau soumis à des mesures de restrictions, alors que la perspective du Nouvel An suscite des inquiétudes.

Préparation d'un vaccin à la maison de retraite Woonzorgcentrum Sint-Pieters à Puurs, en Flandre (Belgique), le 28 décembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

En Australie, aucun spectateur ne serait autorisé jeudi soir 24 décembre sur les bords de la baie de Sydney pour admirer le traditionnel feu d'artifice du Nouvel An. La Pologne a entamé lundi 28 décembre un confinement partiel de trois semaines sur l'ensemble du territoire. Israël a débuté dimanche 27 décembre un troisième confinement général pour au moins deux semaines, et l'Autriche a confiné sa population samedi 26 décembre jusqu'au 24 janvier.

Et le football lui aussi a été une nouvelle rattrapé par le virus : le choc de la 16e journée du Championnat d'Angleterre (Premier league) entre Everton, 2e, et Manchester City, 6e, a été reporté à quelques heures du coup d'envoi, des joueurs et des membres de l'encadrement des Citizens ayant été testés positif au nouveau coronavirus.

Tout cela n'empêchera apparemment pas la star brésilienne du Paris SG et attaquant de la Seleçao (la sélection brésilienne), Neymar, de fêter le réveillon comme il l'entend : des médias brésiliens assurent qu'il se prépare à organiser une fête géante de fin d'année dans une annexe de sa luxueuse villa près de Rio de Janeiro.

AFP/VNA/CVN


 

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