10/02/2020 11:13
Le nouveau coronavirus a fait 902 morts en Chine continentale, où le nombre des personnes infectées avoisine les 40.000, selon le bilan établi lundi 10 février par les autorités, confirmant une stabilité dans la progression de l'épidémie.
>>L'ONU appelle à éviter des rumeurs sur le nouveau coronavirus
>>Le 2019-nCoV a fait 800 morts et devient plus meurtrier que le Sras
>>Singapour lève son niveau d'alerte, le gouvernement thaïlandais vend des masques de protection

Trois personnes masquées dans le quartier des affaires de Shanghai, le 8 février. Photo : AFP/VNA/CVN

Quatre-vingt-onze nouveaux décès ont été répertoriés dans le Hubei, province du Centre de la Chine dont la capitale est Wuhan, foyer de l'épidémie. Le virus 2019-nCoV, apparu en décembre sur un marché de Wuhan, a en outre tué deux autres personnes dans le monde, une aux Philippines et une autre à Hong Kong. Le bilan global de 904 morts dépasse désormais largement celui du Syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS), qui avait fait 774 morts dans le monde en 2002-2003.

Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), le nombre de contaminations relevées quotidiennement en Chine se stabilise, mais il est trop tôt pour conclure que l'épidémie a dépassé son pic. Une "mission internationale d'experts" de l'OMS dirigée par Bruce Aylward, vétéran ayant travaillé sur d'autres urgences sanitaires, est partie dimanche soir 9 février pour la Chine, a annoncé l'organisation.

"Période de stabilité"

"Nous enregistrons une période de stabilité de quatre jours, où le nombre de cas rapportés n'a pas progressé. C'est une bonne nouvelle et cela pourrait refléter l'impact des mesures de contrôle", a déclaré le responsable des programmes sanitaires d'urgence de l'OMS, Michael Ryan.

Des habitants de Hong Kong dans les rues de la ville le 9 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

En Chine continentale, avec 2.618 cas supplémentaires d'infection annoncés lundi 10 février dans le Hubei, le bilan est désormais de plus de 39.800 malades. Le ralentissement est notable : 3.900 nouvelles contaminations avaient par exemple été annoncées mercredi dernier 5 février. Il y avait eu environ 2.600 cas répertoriés dimanche 9 février. Pour le spécialiste américain Ian Lipkin, de l'Université Columbia, l'épidémie pourrait atteindre un pic dans les deux semaines, avant de refluer nettement - même si un "sursaut" est possible lorsque les gens reprendront massivement le travail.

Approvisionnement difficile

La situation semble toujours chaotique dans les hôpitaux de Wuhan, ville coupée du monde depuis le 23 janvier. Une habitante, Chen Yiping, rapporte que sa mère âgée de 61 ans attend toujours d'être hospitalisée malgré des symptômes graves, "parce qu'il y a trop de gens qui ont besoin d'être soignés". L'approvisionnement reste difficile.

"La mairie demande aux gens de rester chez eux autant que possible mais il n'y a pas assez de produits dans les magasins, nous devons donc aller souvent faire les courses", a confié Wei, dont le mari est contaminé. En raison de problèmes de transport, de prix et de main d’œuvre, "l'offre a du mal à atteindre un niveau normal", a reconnu un haut responsable du ministère du Commerce, Wang Bin.

Hommage au docteur Li Wenliang à Hong Kong, le 7 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

La Banque centrale chinoise a annoncé débloquer 300 milliards de yuans (43 milliards de dollars) la semaine prochaine pour aider les entreprises impliquées dans la lutte contre l'épidémie, qui continue à se propager dans le monde.

Plus de 320 cas de contamination ont été confirmés dans une trentaine de pays et territoires. Cinq nouveaux cas (quatre adultes et un enfant, tous de nationalité britannique) ont été annoncés en France samedi 8 février, portant le total à 11 dans le pays.

Fin de croisière

Ailleurs, de nombreux pays musclent leurs restrictions à l'encontre des personnes venant de Chine et déconseillent de s'y rendre. La plupart des compagnies aériennes internationales ont interrompu leurs vols vers la Chine continentale.

Des personnes rapatriées de Wuhan sont dans des autocars après être arrivées de Chine pour se rendre dans un centre à Milton Keynes (nord de Londres), le 9 février. Photo : AFP/VNA/CVN

Un avion affrété par Londres pour rapatrier environ 200 Britanniques et d'autres ressortissants étrangers a atterri dimanche matin 9 février au Royaume-Uni. Trent-huit ressortissants français qui se trouvaient à bord sont arrivés en France peu après et ont été confinés. Au Brésil, 34 personnes ont été rapatriées de Wuhan et placées en quarantaine sur une base militaire.

À Hong Kong, les milliers de touristes confinés à bord d'un paquebot pendant cinq jours ont été autorisés à débarquer dimanche 9 février, les 1.800 membres de l'équipage ayant été testés négatifs. Les autorités redoutaient que certains membres de l'équipage aient contracté le virus lors d'un précédent voyage et soient devenus contagieux. En revanche, dans un navire de croisière placé en quarantaine dans le port de Yokohama, au Japon, six nouveaux cas se sont déclarés, portant à 70 le nombre de contaminés à bord.

AFP/VNA/CVN



 

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
L’originalité de la course de chevaux de Bac Hà à Lào Cai

Inauguration du premier service de bateau express de Cà Mau Le service de bateau express Cà Mau - Nam Du - Phu Quôc (Kiên Giang), intitulé "Phu Quôc Express", a été officiellement inauguré, mardi 7 juillet au bourg de Sông Dôc, district de Trân Van Thoi, province de Cà Mau à l'extrême-Sud. Il s’agit du premier service de bateau express de la province de Cà Mau.