29/07/2020 23:30
Les revendications maritimes de la Chine ne sont pas valables au regard du droit international, selon la Déclaration conjointe sur les consultations ministérielles Australie - États-Unis (AUSMIN) 2020 publiée mardi 28 juillet.
>>Mer Orientale : les déclarations de souveraineté doivent être résolues selon le droit international

De gauche à droite : la ministre australienne des Affaires étrangères Marise Payne, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, et le secrétaire à la Défense américain Mark Esper, le 28 juillet à Washington.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les secrétaires et ministres des deux pays ont exprimé de sérieuses inquiétudes face aux récentes actions coercitives et déstabilisantes dans l’Indo-Pacifique, indique la Déclaration conjointe.

Conformément à la décision de 2016 du Tribunal arbitral, les deux parties ont affirmé que les revendications maritimes de Pékin ne sont pas valables en vertu du droit international et que la Chine ne peut pas faire valoir de revendications maritimes en Mer Orientale (appelée internationalement mer de Chine méridionale) sur la base de la "ligne des neuf traits", des "droits historiques" ou des groupes insulaires entiers dans les eaux, qui sont incompatibles avec la Convention des Nations unies sur le droit de la mer (CNUDM).

Elles ont noté que la sentence arbitrale de 2016 est définitive et contraignante pour les deux parties, et ont souligné que toutes les réclamations en mer doivent être formulées et réglées conformément au droit international.

Les deux parties ont également exprimé leur soutien au droit des requérants d’exploiter légalement les ressources offshore, y compris en ce qui concerne les projets pétroliers et gaziers de longue date ainsi que les pêcheries dans les eaux, sans harcèlement ni coercition.

Elles se sont félicitées de la récente déclaration des dirigeants de l’ASEAN selon laquelle un Code de conduite (COC) en mer devrait être conforme à la CNUDM, et ont souligné que tout code ne devrait pas porter atteinte aux droits ou intérêts des États en vertu du droit international ou porter atteinte à l’architecture régionale existante, et devrait renforcer l’engagement des parties à ne pas s’engager dans des actions qui compliquent ou aggravent les conflits, notamment la militarisation des entités contestées.

Les États-Unis et l’Australie ont également réaffirmé leur ferme soutien à l’ASEAN, à l’architecture régionale dirigée par l’ASEAN et aux perspectives de l’ASEAN sur l’Indo-Pacifique, et ont salué le Vietnam, en tant que président actuel de l’ASEAN, pour son leadership de l’ASEAN dans la lutte contre la pandémie de COVID-19.

Les deux pays ont réaffirmé que l’Indo-Pacifique est au centre de leur alliance et qu’ils travaillent côte à côte, y compris avec les partenaires de l’ASEAN, l’Inde, le Japon, la République de Corée et de Five Eyes, pour renforcer leur structure d’alliances en réseau. et des partenariats pour maintenir une région sûre, prospère, inclusive et fondée sur des règles.

Ils ont souligné le rôle du Sommet de l’Asie de l’Est en tant que principal forum dirigé par les dirigeants de la région pour relever les défis politiques et sécuritaires. Ils ont salué et reconnu le rôle de l’APEC, en tant que principal forum économique de la région, pour renforcer la résilience de la région aux futurs chocs économiques et faire face aux menaces liées à la santé, en particulier les maladies infectieuses, au commerce et aux investissements dans la région.

VNA/CVN

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