22/06/2020 16:57
Vu Lê My, du studio central des archives et films scientifiques, auteure d’une quarantaine de documentaires et de films scientifiques, a gagné près de 20 prix vietnamiens et internationaux.
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L’"Artiste du Peuple" Vu My Lê. Photo : VNP/CVN

Ses deux documentaires portant sur la période post-guerre au Vietnam Noi chiên tranh da đi qua (Le lieu où la guerre est passée)  et Vi cuôc sông binh yên (Pour une vie paisible), ont touché un large public aussi bien vietnamien qu’étranger.

Au cours de la période 1997-2004, Noi chiên tranh da đi qua  et Vi cuôc sông binh yên  ont établi un record en gagnant au total quatre Grands Prix lors des Festivals internationaux des films, organisés en Allemagne, au Canada, au Japon et au Brésil.

En évoquant sa production Noi chiên tranh da đi qua, Vu Lê My garde intacte son impression de la première du film, organisée en 1997 au Festival international des films de l’Allemagne : "Le film s’est terminé, la salle restait silencieuse, on entendait que des sanglots. Quelques minutes se sont écoulée, puis les  applaudissements ont commencé".

Lorsque le festival était fini, les représentants d’une télévision allemande était venu la rencontrer, proposer de diffuser le film dans plusieurs Länder allemands.

Le film Noi chiên tranh da đi qua  été sous-titré ensuite en français et anglais par le Comité de protection et de soin des enfants du Vietnam et projeter lors des conférences vietnamiennes et internationales, à créer des fonds, soutenir les enfants démunis et handicapés et les victimes de l’agent orange vietnamiens.

Le documentaire Vi cuôc sông binh yên s’est inspiré de la vie des victimes de l’agent orange de la province de Quang Tri (Centre). Après avoir participé à plusieurs   festivals cinématographique d’Asie et d’Europe, c’était la première fois que Vu Lê My  envoyait un documentaire au 3e Festival des films FICA (Festival International des Cinémas d’Asie) tenu au Brésil, où elle a  gagné le 1er Prix dans la catégorie "courts-métrages".

Vu My Lê et son enseignant lorsqu’elle faisait un stage de cinématographie en Allemagne.
Photo : VNP/CVN

À cette époque,  le cinéma vietnamien, notamment les documentaires, restait méconnu au Brésil. Vi cuôc sông binh yên a insufflé un nouveau vent en envoyant un message tout nouveau sur le Vietnam au public brésilien.

La salle de projection était à son comble, et à la fin de la séance, Christophe, un Américain membre du jury, est venu serrer les mains de Vu Lê My et lui dit avec admiration : "Vietnam number one !". Puis, plusieurs spectateurs brésiliens sont venus l’embrasser et lui présenter leurs félicitations.

Vi cuôc sông binh yên a été hautement apprécié par des organes et organisations de masse. Lorsque l’ancien président américain Bill Clinton est venu visiter le Vietnam, les représentants du ministère de la Défense lui ont offert une vidéo du film.

Le Comité des images de la Terre, organisateur du Festival  des films pour l’environnement  mondial  de Tokyo (Japon), a inséré  le documentaire Vi cuôc sông binh yên dans la liste des meilleurs films pour la période 1992-1999. Il a envisagé de sous-titré en japonais les deux deux documentaires avant de les donner dans l’ensemble du Japon et en Asie sur la période 2000-2004.

L’artiste du Peuple Luong Duc, son collègue au Studio central des documentaires et films scientifiques, un metteur en scène célèbre pour les documentaires et films scientifiques au Vietnam lui a demandé : "Pourquoi tu es toujours fascinée par de tels sujets âpres ?", elle lui a répondu : "Simplement, je suis une mère. Je comprends la douleur des mères ayant des enfants atteints de l’agent orange et des enfants innocents morts ou handicapés à cause des bombes et mines laissées par la guerre". 

VNP/VNA/CVN

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