20/11/2020 09:07
L'arrivée de vaccins contre le COVID-19 se précise, le laboratoire BioNtech jugeant "possible" une distribution du sien avant la fin de l'année, mais le monde vit toujours sous la menace du virus, qui contraint à de nouvelles restrictions aux États-Unis tandis que la prudence reste de mise en Europe, de l'Allemagne à la France.
>>Le Japon en "alerte maximale" après un nombre record de cas
>>Virus : 250.000 morts aux États-Unis, les restrictions s'allongent malgré l'espoir des vaccins


Des parents manifestent pour demander que les écoles publiques restent ouvertes à New York, le 19 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le directeur du laboratoire allemand BioNTech, qui travaille avec l'Américain Pfizer sur un vaccin contre le COVID-19, a estimé jeudi 19 novembre "possible" son autorisation et sa distribution d'ici la fin de l'année aux États-Unis ou dans l'Union européenne.

"Nous travaillons d'arrache-pied", a expliqué Ugur Sahin, précisant que la demande d'autorisation allait être déposée vendredi à l'Agence américaine des médicaments (FDA). "Il est possible que nous puissions livrer des vaccins en décembre".

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé de son côté que le régulateur européen pourrait donner son feu vert "dès la deuxième moitié de décembre, si les procédures se passent sans problème" pour commercialiser les vaccins du laboratoire américain Moderna et de Pfizer/BioNTech.

Pfizer/BioNTech et Moderna ont annoncé ces derniers jours une efficacité de l'ordre de 95% pour leurs vaccins, suscitant une vague d'optimisme dans le monde.

Des centaines de millions de doses ont déjà été réservées à travers le monde. Mais plusieurs gouvernements ont annoncé que les injections seront d'abord destinées au personnel hospitalier et aux personnes les plus vulnérables.

Pas de voyages pour Thanksgiving 

Ces bonnes nouvelles arrivent alors que plus de 56, millions de cas, dont 1.350.275 décès, ont été officiellement détectés dans le monde depuis le début de la pandémie, selon un bilan établi jeudi 19 novembre par l'AFP.

Photo d'illustration montrant une seringue, une fiole de vaccin et un globe terrestre, le 19 novembre. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Aux États- Unis, pays le plus endeuillé - qui ont franchi la barre 250.000 décès attribués au COVID-19 pour plus de 11,5 millions de cas recensés, selon le comptage de l'Université Johns Hopkins -, l'épidémie est en phase "exponentielle".

Les autorités sanitaires y ont demandé jeudi aux Américains de ne pas voyager pour Thanksgiving, plus grande fête familiale aux États-Unis, le 26 novembre.

Dans la capitale Washington, les musées publics et le zoo vont refermer leurs portes à partir de lundi 23 novembre, a annoncé jeudi 19 novembre l'institution qui gère ces établissements.

À New York, le maire Bill de Blasio a fermé jeudi 19 novembre les écoles publiques, une mesure cependant controversée.

Dès l'annonce de la fermeture, une pétition demandant à ce que les écoles restent ouvertes a pris son envol. Quelque 13.000 personnes l'avaient signée jeudi 19 novembre à la mi-journée. Et des dizaines de parents, parfois accompagnés de leurs enfants, ont manifesté jeudi 19 novembre devant la mairie, au sud de Manhattan.

De son côté, Joe Biden, qui doit faire le 20 janvier son entrée à la Maison Blanche, a déclaré qu'il n'imposerait pas de "confinement national" malgré la recrudescence de la pandémie dans le pays.

En Europe, l'OMS s'est félicitée d'une baisse du nombre de cas hebdomadaires la semaine dernière (-10%). Mais les décès ont continué d’augmenter et la prudence reste de mise.

En Allemagne, le niveau des contaminations est encore "trop élevé", même si les nouvelles restrictions mises en place au début du mois "sont efficaces" et incitent à "l'optimisme", a estimé jeudi 19 novembre l'autorité sanitaire de référence.

En France, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a rappelé que "le confinement n'était pas terminé", soulignant que le "virus circule moins vite" mais que "la charge sanitaire reste élevée".

Cas de COVID-19 et décès quotidiens liés au COVID-19 officiellement recensés aux États-Unis. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Avec 15.807 nouveaux malades entrés à l'hôpital sur les sept derniers jours (contre environ 20.000 entre le 6 et le 10 novembre), le rythme des arrivées à l'hôpital décroît légèrement dans le pays. Le président Emmanuel Macron doit annoncer la semaine prochaine les conditions d'un allègement des restrictions sanitaires.

Alerte levée sur les visons 

La Catalogne, elle, s'apprête à franchir le pas d'un assouplissement des restrictions: la région du nord-est de l'Espagne a annoncé jeudi la réouverture des bars, restaurants et cinémas lundi prochain après plus d'un mois de fermeture.

Autre bonne nouvelle en Europe, deux semaines après avoir lancé l'alerte sur une mutation problématique du coronavirus via les visons, le Danemark a conclu jeudi que cette menace potentielle pour les vaccins humains était "très probablement éteinte", en l'absence de nouveau cas détecté.

Le Danemark, qui a déjà abattu plus des deux tiers de son immense cheptel de 15 millions de visons, compte néanmoins toujours pour l'instant les éliminer tous, pour éviter toute nouvelle mutation à risque.

Le gouvernement irlandais a indiqué jeudi 19 novembre qu'il prévoyait d'abattre lui aussi les visons d'élevage du pays de crainte qu'ils ne soient porteurs de la mutation.

Ailleurs dans le monde, le virus continue sa course. La Russie a passé la barre des deux millions de cas, enregistrant deux nouveaux records d'infections et de décès quotidiens.

Le Japon s'est dit quant à lui en "alerte maximale" après avoir recensé un nombre record d'infections quotidiennes, sans toutefois prévoir de nouvelles mesures de restrictions dans l'immédiat.

Plus de 2.000 nouveaux cas positifs au COVID-19 ont été enregistrés mercredi  18 novembre dans le pays.

AFP/VNA/CVN

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