06/10/2018 12:18
L’arnis ou Kali Eskrima est un art martial philippin. Débarqué au Vietnam il y a quelques années, il s’est rapidement fait une place chez les citadins à Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.
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L’arnis fait de plus en plus d’adeptes en Asie du Sud-Est dont le Vietnam.
Photo: VNP/CVN

Amené par des entraîneurs étrangers de l’équipe nationale du Vietnam de Pencak Silat, l’arnis est pratiqué dans le pays depuis déjà quelques années. Il a progressivement conquis le cœur des adeptes du sport vietnamiens et s’est fortement développé dans les grandes villes comme Hanoï et Hô Chi Minh-Ville.

Art de manier le bâton

"C’est un art martial philippin en maniement d’armes. Il fait de plus en plus d’adeptes en Asie du Sud-Est, sous des noms différents dont Krabi Krabong et Trumbu", dévoile Nguyên Danh Phuong, entraîneur d’arnis dans la salle de gym Kickfit à Hanoï.

L’entraîneur Nguyên Danh Phuong apprend aux débutants à manier le bâton. 
Photo: VNP/CVN

Au début, le pratiquant commence à prendre le bâton et à le manier avant d’apprendre les neuf techniques de combat fondamentales. L’entraînement est axé principalement sur le travail des armes et la maîtrise du bâton conduisant le pratiquant à se familiariser avec différentes armes, mais aussi au combat à mains nues.

Les différentes techniques nécessitent une grande connaissance du corps humain, une grande maîtrise des déplacements et une bonne évaluation des angles d’attaques. La force brute n’a aucune importance dans cette discipline martiale. Seules la dextérité, la précision et la présence d’esprit comptent.

Il y a deux sortes de bâtons: un de 76 cm pour la main droite et un autre, de 28 cm, pour la main gauche.

Il existe deux catégories de compétition: combat et démonstration. Le combat, par catégories de poids, se fait avec des protections. Les démonstrations peuvent être individuelles, à trois voire cinq personnes.

L’arnis s’adresse aussi bien aux hommes qu’aux femmes.
Photo: VNP/CVN

En 2005, l’arnis a fait son entrée parmi les disciplines des 23es Jeux d’Asie du Sud-Est (SEA Games 23) tenus aux Philippines.

"J’ai découvert l’arnis sur Internet, puis je me suis inscris au centre Kickfit. Après trois mois de pratique, j’ai retrouvé une bonne santé, de l’endurance mais aussi des réflexes plus rapides", confie Cân Công Xa, 50 ans.

L’arnis attire les adeptes vietnamiens par son dynamisme. C’est une bonne activité pour maintenir le corps en forme car ce sport permet de brûler près de 1.000 calories en une heure d’entraînement. Le nombre de pratiquants ne cesse de croître au Vietnam. Leur âge moyen oscille entre 15 et 55 ans.

Self-défense et maîtrise du stress

Cet art martial est aussi bien apprécié des hommes que des femmes car il n’y a pas de contact physique direct, souvent à travers le bâton. Il s’agit d’une technique de défense où la force physique importe peu. De plus, la pratique de la technique peut se faire n’importe où, à l’aide d’un parapluie ou d’un bâton en bois.

Comme l’escrime, l’arnis est un art martial nécessitant une grande précision. Sa pratique régulière procure une grande maîtrise de mouvement et de déplacement. Elle permet également de développer les réflexes, d’apprendre à conserver son calme au quotidien ainsi que de se défendre en cas d’agression.  Tous ces éléments expliquent sa popularité croissante au Vietnam.
 
Phuong Nga/CVN
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