26/01/2020 14:42
Trois ans après le discours prononcé par le président chinois Xi Jinping lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) de 2017, son engagement énergique dans la défense de la mondialisation et sa promesse solennelle de poursuivre l'ouverture de la Chine résonnent toujours à Davos, la station de ski suisse qui a accueilli cette année la 50e réunion annuelle du FEM.
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Le président chinois Xi Jinping lors de la réunion annuelle du Forum économique mondial (FEM) de 2017. Photo : Xinhua/VNA/CVN

"De nombreux participants ici présents se souviennent encore des remarques historiques faites par le président Xi en 2017 et de sa défense énergique en faveur de la mondialisation. Nous devons toujours apprendre des différences et des nouvelles solutions des autres pour faire face aux défis complexes auxquels notre monde est confronté", a confié Klaus Schwab, fondateur et président exécutif du FEM.

Selon M. Schwab, aujourd'hui, le monde est devenu beaucoup plus complexe, et a ainsi besoin des réponses plus complexes et plus difficiles pour résoudre les problèmes. Dans le contexte de la montée du protectionnisme et de l'unilatéralisme dans le monde, les participants au FEM cette année ont non seulement fait l'éloge des remarques de M. Xi en 2017, mais ont également salué l'appel de la Chine - qui a été fait remarquer par le vice-Premier ministre chinois Han Zheng lors de son discours prononcé mardi dernier à Davos - "à construire ensemble une économie mondiale inclusive et ouverte".

Cependant, notre planète est confrontée à de nombreux défis d'envergure mondiale, que ce soit au niveau écologique, scientifique, économique, social ou climatique. "Les défis mondiaux ont besoin de solutions d'envergure mondiale", a affirmé Tatiana Valovaya, directrice générale de l'Office des Nations Unies à Genève (ONUG). "Les solutions mondiales ne peuvent pas être unilatérales. Elles ne peuvent pas provenir d'un ou deux coins du monde. Il doit s'agir réellement d'une solution multilatérale mise en œuvre par tous les États membres de l'ONU", a souligné Mme Valovaya.

La mondialisation économique est une condition essentielle à la croissance de la productivité et un résultat naturel des progrès scientifiques et technologiques, avait déclaré alors le président chinois. Selon lui, la mondialisation économique a stimulé la croissance mondiale, a facilité la circulation des biens et des capitaux, a encouragé les progrès de la science, de la technologie et de la civilisation, et a renforcé les liens entre les peuples.

Faisant écho aux remarques de M. Xi en 2017, le vice-Premier ministre chinois a appelé mardi 25 janvier la communauté internationale à construire ensemble une économie mondiale ouverte et inclusive et à défendre le multilatéralisme à l'appui de la mondialisation économique, qui était "une tendance historique, une condition essentielle à la croissance de la productivité et un résultat naturel des progrès de la science et de la technologie" et constituait "un puissant moteur de la croissance économique dans le monde entier".

"Nous parlons vraiment de la nécessité du multilatéralisme, nous n'avons pas d'alternative au multilatéralisme", a affirmé Mme Valovaya. "La Chine est un exemple de dévouement au multilatéralisme, au développement durable, c'est quelque chose de très important", a-t-elle estimé. Cette année, le développement durable a constitué le thème clé de la réunion annuelle du FEM, qui a mis en évidence les efforts pour lutter contre le changement climatique, l'un des objectifs de développement durable des Nations unies (ONU).

En 2017, le président chinois avait également appelé à relever les défis du changement climatique. Les valeurs soulignées par M. Xi en 2017 sont très similaires aux valeurs inscrites dans la Charte des Nations Unies et dans le manifeste de Davos, a indiqué Philippe D. Monnier, ex-directeur général du Greater Geneva Bern area, l'organisme officiel en charge de la promotion économique de la Suisse occidentale.

"La Chine est le pays ayant enregistré le plus haut niveau d'investissement en termes absolus dans les énergies renouvelables. Elle a pris des mesures drastiques pour réduire les émissions de carbone", a confié Guy Ryder, directeur-général de l'Organisation internationale du Travail (OIT). "Cependant, il faut faire plus collectivement si nous voulons atteindre cet objectif, qui est crucial pour l'avenir de nos enfants", a-t-il déclaré.

L'idée est partagée par Fatih Birol, directeur exécutif de l'Agence internationale de l'énergie (AIE). Selon lui, il est clair que la Chine et les autres grandes économies émergentes ont un rôle très important à jouer dans la réalisation de nos objectifs communs en matière de développement, d'énergie et de climat.

Lorsque la Chine met à profit ses capacités créatives et entrepreneuriales pour résoudre de manière ambitieuse les problèmes climatiques et environnementaux, cela profite non seulement au développement de la Chine, mais également au développement sûr et durable de l'ensemble du système énergétique mondial, a-t-il souligné.

Xinhua/VNA/CVN

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