01/12/2019 13:30
Lâm Dông est une province pionnière dans l’assistance aux paysans pour l’application des hautes technologies. Un choix judicieux pour accroître les rendements et la compétitivité des produits agricoles tout en luttant contre la pauvreté.
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Dans une ferme florale de la société Dalat Hasfarme.
Photo : CTV/CVN

Les percées technologiques bouleversent de nombreux secteurs d’activités et l’agriculture n’y échappe pas. Capteur automatique de température et d’humidité, station agro-météo, Internet des Objets ou IdO (en anglais Internet of Things ou IoT)… Les outils high-tech à la disposition des agriculteurs et de leur machinerie sont nombreux à Lâm Dông (hauts plateaux du Centre - Tây Nguyên).

Cette province accélère depuis des années l’application des technologies. Son but est de mettre au point des produits de qualité, d’une grande valeur économique, capables de passer les barrières commerciales des marchés les plus exigeants.

Une production à grande échelle

"Nous nous orientons vers le développement de l’agriculture intelligente à grande échelle. Notre objectif est de posséder d’ici 2020 plus de 60.000 ha de cultures high-tech, dont près de 400 ha de légumes, fleurs, plantes à usage spécifique et théiers où seront appliqués des capteurs automatiques de température, d’humidité et de CO2", partage Nguyên Van Son, directeur du Service de l’agriculture et du développement rurale de Lâm Dông.

Cette province a mis en œuvre des politiques de soutien pour multiplier la pratique des hautes technologies, contribuant à augmenter les revenus des paysans et à attirer les investisseurs vietnamiens comme étrangers dans l’agriculture.

À Lâm Dông, l’application des hautes technologies dans l’agriculture connaît des résultats encourageants.
Photo : ST/CVN

Pour améliorer la compétitivité et la qualité de leurs produits, les agriculteurs ont accepté de modifier leurs techniques de production, d’abandonner les cultures traditionnelles pour se tourner vers celles à plus fort rendement soutenues par les nouvelles technologies.

"Une dizaine de modèles d’application de l’IdO dans l’agriculture bénéficient de nos politiques d’assistance. Elles sont déployées dans tous les districts de Lâm Dông", précise Nguyên Van Son.

D’autres technologies avancées ont aussi été appliquées, dont celles de production bio aux normes de bonnes pratiques agricoles nationales VietGAP et mondiales GlobalGAP, la culture sous serre, la technologie d’irradiation des fruits, celle d’irrigation permettant d’économiser l’eau...

Lâm Dông a consacré 54.400 ha à l’utilisation des technologies et au machinisme agricole. Résultat : bien des produits agricoles ont vu le jour, de nombreuses entreprises, zones agricoles et celles de production high-tech se sont formées. Parmi les exemples, il y a les fleurs de la société Dalat Hasfarme, le thé de type Camellia sinensis de la compagnie Long Dinh, etc.

Nguyên Duc Huy cultive tomates et poivrons à Dà Lat. Grâce à l’intelligence artificielle, il peut mieux gérer ses surfaces via son smartphone. Des capteurs permettent de collecter des données en termes d’humidité des sols, de besoins en engrais ou en azote.

"Depuis que j’utilise ces technologies, je travaille principalement en ligne. Les rendements et la qualité de nos produits se sont nettement améliorés. Chaque plant de tomate de type beef produit entre 6 kg et 8 kg de fruits. Celui de type picot, de 8 kg à 10 kg", s’enthousiasme-t-il.    

Maints défis à relever

L’essor de l’agriculture high-tech est une tendance inéluctable à Lâm Dông comme au Tây Nguyên.
Photo : VNA/CVN

Si les premiers résultats sont là, il n’en demeure pas moins que le développement de l’agriculture high-tech au Tây Nguyên est confronté à divers obstacles. La production high-tech étant une nouvelle orientation, elle doit faire face aux risques majeurs dans la mise en œuvre des projets. Lorsque les agriculteurs appliquent les résultats de la recherche, il leur faut enrichir leurs connaissances sur les technologies de travail, l’écoulement des produits, et bien réfléchir au processus de fabrication pour sortir des produits répondant à la demande du marché. Ils doivent savoir comment produire sous commandes, de manière scientifique et efficace.

Par ailleurs, le capital d’investissement est très important, ce qui élève le prix de vente des marchandises.

Les banques commerciales ne manquent pas de liquidités pour les prêts, mais le crédit dans l’agriculture de hautes technologies reste difficile d’accès en raison de l’absence de mécanismes juridiques liés aux droits de propriété, au développement du marché, etc.

L’essor de l’agriculture high-tech est une tendance inéluctable à Lâm Dông comme au Tây Nguyên. Pour en faire un atout de l’agriculture régionale, il est nécessaire d’avancer des solutions concrètes afin de régler les difficultés et de soutenir agriculteurs et entreprises. En parallèle, il faudra édifier des marques fortes, capables d’être compétitives sur le marché national comme mondial.
 
Phuong Nga/CVN
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