04/09/2020 17:27
L'agriculture française aura sa part du plan de relance, avec une dotation spécifique de 1,2 milliard d'euros pour redonner un peu de compétitivité à un secteur qui a souffert lui aussi pendant la crise sanitaire, et le préparer aux enjeux climatiques de demain.
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Une "campagne grand public" pour faire connaître les besoins en recrutement de l'agriculture et l'agroalimentaire, financée à hauteur de 10 millions d'euros. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Déléguer notre alimentation serait "une folie", avait averti le président Emmanuel Macron dès le 12 mars, au début de la crise : afin de "reconquérir la souveraineté alimentaire de la France", premier axe prioritaire, le plan prévoit 364 millions d'euros, dont 100 millions d'euros dédiés à un plan protéines végétales, évoqué depuis près de deux ans par le chef de l'État.

Objectif principal de cette enveloppe, "diminuer fortement l'importation des protéines destinées à l'élevage". Via ce plan, les producteurs d'oléoprotéagineux espèrent réduire la dépendance de la France aux importations de 45% à 35% (contre près de 65% à 70% en Europe) dans les prochaines années.

Afin de conforter la souveraineté alimentaire nationale, le gouvernement entend également favoriser la relève du monde paysan, alors que 50% des chefs d'exploitation partiront en retraite dans les 10 prochaines années, notamment par une "campagne grand public" pour faire connaître les besoins en recrutement de l'agriculture et l'agroalimentaire, financée à hauteur de 10 millions d'euros, a indiqué le ministre de l'Agriculture, Julien Denormandie.

Pour satisfaire les exigences grandissantes des consommateurs français sur le bien-être animal, le plan prévoit 250 millions d'euros pour la "modernisation des abattoirs" et la "biosécurité en élevage", et un plan pour "l'accueil des animaux abandonnés et en fin de vie".

Deuxième priorité, "l'accélération de la transition agro-écologique", dotée de 345 millions d'euros pour le volet agricole et 200 millions d'euros "pour le volet alimentation", notamment le développement des circuits courts, plébiscités pendant le confinement. Grâce notamment à un "plan de soutien aux cantines scolaires". M. Denormandie espère "accélérer" l'atteinte de l'objectif de 50% de produits locaux ou sous signe de qualité fixé par la Loi alimentation.

Le plan de relance prévoit d'"amplifier la vague de conversion vers le bio et la certification Haute Valeur Environnementale (HVE) via le maintien du crédit d'impôt bio et la création d'un crédit d'impôt HVE, un renforcement du fonds Avenir bio, une aide à la structuration de ces filières et un bon +bilan carbone+ pour les jeunes agriculteurs pour faciliter leur installation".

Dans ce volet, le plan prévoit également une "prime à la conversion des agro-équipements afin de permettre aux agriculteurs d'investir dans des outils plus sobres en ressources", à hauteur de 135 millions d'euros, selon M. Denormandie.

Troisième et dernière priorité, adapter l'agriculture et la forêt françaises au changement climatique, alors que ces deux pans du territoire viennent de connaître un nouvel été de sécheresse qui a mis à mal céréaliers, éleveurs et écorces des arbres.

Une enveloppe de 300 millions d'euros au total, dont 100 millions d'euros pour soutenir notamment "la recherche de semences plus résistantes", ou face à la grêle ou au gel, "une aide aux investissements de protection face aux aléas climatiques", en particulier pour les arboriculteurs et viticulteurs.

Enfin, la forêt bénéficiera d'une enveloppe de 200 millions d'euros dont 150 millions pour un "grand plan de reboisement", avec pour objectif de "planter 50 millions d'arbres".

AFP/VNA/CVN

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