15/07/2018 18:26
L'Afrique du Sud célèbre cette semaine, avec l'ancien président Barack Obama en vedette américaine, le centième anniversaire de la naissance de son héros et libérateur Nelson Mandela, incarnation d'un rêve "arc-en-ciel" toujours inachevé.

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Le président américain Barack Obama lors d'un hommage funèbre à Nelson Mandela, le 10 décembre 2013 à Johannesburg. 
Photo: AFP/VNA/CVN 


Cinq ans après sa mort, "Madiba" a gardé son statut d’icône mondiale pour son combat contre le régime raciste blanc de l’apartheid et son message de réconciliation, qui a permis au pays d’en tourner la page en évitant un bain de sang.

Après l’ancien président américain Bill Clinton, le milliardaire philanthrope Bill Gates ou l’ex-patron de l’ONU, Kofi Annan, le premier chef d’
État noir des États-Unis prononcera mardi 17 juillet l’hommage annuel à Nelson Mandela, point d’orgue de plusieurs jours de festivités.

Lors d’une visite en Afrique du Sud en 2013, Barack Obama avait longuement honoré son "héros". "Le combat ici contre l’apartheid et pour la liberté, le courage moral de +Madiba+, la transition historique de son pays vers une nation libre et démocratique ont été une source d’inspiration pour moi et le monde entier", avait-il déclaré.

Un an et demi après son départ de la Maison Blanche, l’éloge de Barack Obama est annoncé par son entourage comme son discours le plus important depuis sa retraite politique.

"Il lui donnera l’occasion de livrer un message de tolérance, d’inclusion et de démocratie à un moment où l’héritage de Mandela est remis en question dans le monde", a souligné son conseiller Benjamin Rhodes au New York Times.

Une allusion à la politique de Donald Trump, qui a pris le contrepied systématique de son prédécesseur, notamment sur l’immigration et l’Afrique.

"Un homme bon"

En attendant ce grand oral, toute l’Afrique du Sud s’est déjà mise à l’heure Mandela, qui aurait eu 100 ans mercredi 18 juillet.

Spectacles, expositions et compétitions sportives le célèbrent. Son visage souriant illumine de nouveaux billets. "Agissez, inspirez le changement, faites de chaque jour un Jour Mandela", exhorte le slogan de la fondation qui porte son nom.

Ex-syndicaliste reconverti en homme d’affaires, le président sud-africain Cyril Ramaphosa y est allé de sa contribution en versant la moitié de son salaire à un fonds qui finance des micro-projets pour réduire la pauvreté.

"En mémoire de Madiba, en hommage à (....) son engagement sans relâche pour l’amélioration de la vie des plus démunis, beaucoup d’entre nous peuvent faire quelque chose", a lancé le chef de l’
État en annonçant son geste.

Ceux qui ont connu de près le détenu le plus célèbre de la planète - resté vingt-sept ans derrière les barreaux - rivalisent d’anecdotes et d’éloges.


À commencer par le dernier président blanc d’Afrique du Sud, Frederik de Klerk, l’adversaire devenu partenaire avec lequel il a partagé le prix Nobel de la Paix en 1993.

"Oui, nous avons eu des conflits. A certains moments, de vives tensions nous ont opposés. Mais il y a toujours eu du respect, qui est devenu de l’amitié personnelle", s’est-il rappelé pour l’AFP, "c’était un homme bon et unique".

 

AFP/VNA/CVN 

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