06/05/2021 15:36
Après l'accident du métro de Mexico qui a fait 25 morts, les allégations de mauvaise gestion de ce transport public ébranlent la gauche au pouvoir, mais le président Andrés Manuel Lopez Obrador a vigoureusement nié tout rapport avec sa politique.
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Le drapeau mexicain était en berne le 5 mai après l'accident meurtrier du métro aérien.  Photo : AFP/VNA/CVN

Fustigeant "l'austérité qui tue", le syndicat patronal Coparmex a accusé mercredi 5 mai dans un communiqué la mairie de Mexico d'avoir rogné sur "les domaines essentiels et d'importance vitale" comme le métro. "La maintenance du métro bénéficie d'un budget suffisant, autorisé par l'Assemblée législative de la Ville de Mexico. Qu'est-ce que l'austérité a à voir avec cela ?" a riposté Andrés Manuel Lopez Obrador (AMLO) au cours de sa conférence de presse quotidienne.

Le président de gauche, qui refuse d'accorder des aides directes aux entreprises pendant la pandémie de COVID-19 pour donner la priorité au système de santé et aux dépenses sociales, a accusé la Coparmex de "mauvaise foi et d'irresponsabilité", et d'être une association "ultraconservatrice, un secteur très enclin à la corruption". Un syndicat de travailleurs du métro a pour sa part affirmé avoir alerté en octobre dernier la mairie de Mexico sur le mauvais état du pont du métro aérien qui s'est effondré lundi, sans avoir été écouté.

"Les travailleurs ont peur, nous n'avons pas de garanties", s'est plaint au quotidien Milenio un responsable de ce syndicat, Jesus Urban. Pendant que les critiques fusaient, les grues étaient toujours à l'œuvre dans la nuit de mercredi 5 mai à jeudi 6 mai pour dégager le site de l'accident dans une zone très pauvre du sud de la capitale où les familles des victimes ont commencé à enterrer leurs proches.

"Je n'ai pas de mots pour décrire la douleur. Je ne suis pas en colère, et ce n'est pas la justice de l'argent qui me ramènera mon père", se lamentait Luis Adrian Hernandez en pleurant son père mort dans l'accident.


AFP/VNA/CVN



 
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