25/04/2016 16:09
Après huit semaines de trêve, la Syrie a replongé dans la guerre avec 26 civils tués le 24 avril à Alep.
>>Obama va annoncer l'envoi de militaires supplémentaires en Syrie
>>Syrie : l'EI capture un pilote syrien dont l'avion s'est écrasé
>>Les pourparlers de paix sur la Syrie se poursuivront jusqu'au 27 avril

Des Syriens, le 24 avril à Sakhur près d'Alep, au Nord de la Syrie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le président américain Barack Obama dit vouloir "rétablir" le cessez-le-feu entre gouvernement et opposition alors qu'aucun progrès ne se dessine dans les pourparlers de Genève.

Au moins 26 civils ont été tués le 24 avril dans des bombardements du gouvernement et des opposants à Alep, la grande ville du Nord de la Syrie, meurtrie par des violences pour la troisième journée consécutive.

Depuis le 22 avril, au moins 63 civils ont été tués dans l'ancienne capitale économique syrienne, qui vit de nouveau au rythme des raids aériens et des tirs d'obus, après des semaines d'un calme relatif lié à la trêve initiée par les États-Unis et la Russie et entrée en vigueur le 27 février.

Le 24 avril, des obus tirés par les insurgés contre les zones gouvernementales ont tué 10 civils, dont une femme et deux enfants, a indiqué une ONG, l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).

Les forces loyales au président Bachar al-Assad ont répliqué par des raids aériens sur les zones tenues par les opposants, tuant 16 civils, selon l'OSDH.

Sauveteurs épuisés

Dans les zones opposantes de la ville, les hôpitaux de campagne ont appelé à des dons du sang pour répondre à l'urgence et les écoles ont fermé jusqu'à nouvel ordre en raison des frappes.

Alep est divisée depuis juillet 2012 entre les zones tenues par le gouvernement à l'Ouest et celles contrôlées par les opposants à l'Est. Au siège des "Casques blancs", la défense civile des zones opposantes, les sauveteurs étaient "épuisés", a constaté un correspondant de l'AFP.

Par ailleurs, l'eau a été coupée dans la ville après une frappe du gouvernement qui a touché la principale conduite, selon les autorités locales.

Les forces loyales patrouillent dans le village de Khan Tuman, province d'Alep (Nord de la Syrie), le 11 avril. Photo : AFP/VNA/CVN

La délégation de l'opposition du Haut-Comité des négociations (HCN) a réclamé le rétablissement du cessez-le-feu, accusant le pouvoir d'être responsable de sa rupture.

"L'offensive du régime n'est pas seulement une attaque contre les Syriens mais contre le processus de négociations de Genève", a déclaré le porte-parole de la délégation, Salem al-Meslet.

"Les tueries doivent cesser et les négociations reprendre sur la base de la cessation des hostilités", a-t-il ajouté, appelant la communauté internationale dont la Russie à agir.

Face à ce délitement de la trêve, M. Obama a appelé à "rétablir" le cessez-le-feu et indiqué s'être entretenu dernièrement à ce sujet avec son homologue russe Vladimir Poutine. "J'ai parlé avec le président Poutine au début de la semaine dernière pour tenter de garantir que nous pourrons rétablir un cessez-le-feu", a déclaré M. Obama lors d'une conférence de presse à Hanovre, en Allemagne, où il effectuait une visite.

Un porte-parole de l'Union européenne a pressé les États-Unis et la Russie "d'exercer toute leur influence pour mettre fin aux violations" de la trêve.

"Erreur"

Opposé à l'implication de l'armée américaine dans le conflit, M. Obama a estimé que la solution devait être trouvée par la négociation. "Ce serait une erreur" de la part des États-Unis, du Royaume-Uni ou de toute alliance de pays occidentaux "d'envoyer des troupes au sol et de renverser le régime d'Assad", a-t-il dit le 23 avril à la BBC.

M. Obama doit toutefois annoncer le 25 avril dans un discours à Hanovre qu'il a autorisé l'envoi en Syrie de militaires américains supplémentaires, dont le nombre pourra atteindre 250, selon un haut responsable parlant sous le couvert de l'anonymat. Ces militaires ont pour mission de conseiller et d'assister des groupes opposants syriens.

AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Indications géographiques: les aides de la France pour le Vietnam

Phu Quôc a accueilli plus de 4,7 millions de visiteurs depuis 2015 Depuis 2015, le district insulaire de Phu Quôc (province de Kiên Giang, Sud) a reçu plus de 4,7 millions de visiteurs, dont 20,5% d’étrangers. Les recettes touristiques ont connu en moyenne une hausse annuelle de 42,5%.