20/09/2016 15:03
Certains des principaux dirigeants des 193 pays de l'ONU, dont Barack Obama, François Hollande et Theresa May, doivent se succéder mardi 20 septembre à la tribune pour la première journée de l'Assemblée générale de l'ONU, où la crise syrienne devrait dominer une bonne part des débats.

>>ONU : les dirigeants mondiaux se penchent sur le sort des migrants
 

Donald Tusk (centre), président du Conseil européen, salue le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon (droite), aux côtés de Frans Timmermans, premier vice-président de la Commission européenne au siège de l'ONU à New York, le 18 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Outre les présidents américain et français et la Première ministre britannique, Michel Temer devrait également s'exprimer pour sa première Assemblée générale en tant que chef d'État brésilien et successeur de Dilma Rousseff, destituée le mois dernier.

Mais c'est la Syrie qui devrait dominer les discussions en marge de l'Assemblée. Le bombardement d'un convoi humanitaire et la mort de 12 travailleurs et chauffeurs dans la province d'Alep ont fait voler en éclats la trêve en vigueur depuis lundi 12 septembre.

L'armée syrienne a évoqué la "fin" du cessez-le-feu et depuis "plus de 40 frappes aériennes" ont eu lieu, d'après l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le secrétaire d'
État américain John Kerry doit une nouvelle fois tenter de parler à son homologue russe Sergueï Lavrov avant une réunion programmée mardi matin 20 septembre à New York du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS).

Le GISS, qui rassemble 23 puissances mondiales, régionales et organisations internationales, est porteur depuis novembre dernier d'une feuille de route diplomatique pour la Syrie, où le conflit a fait plus de 290.000 morts depuis 2011 et poussé 4 millions de personnes à l'exil. Des milliers d'entre eux, mais aussi des Irakiens ou des Afghans, tentent coûte que coûte de rallier l'Europe, à pied ou par la mer, au mépris du danger.

Droits fondamentaux

Lundi 19 septembre, à la veille de l'ouverture de l'Assemblée générale, les 193 pays de l'ONU ont promis de tenter d'améliorer le sort de millions de réfugiés pour répondre à cette crise sans précédent, mais sans se fixer d'objectifs chiffrés, au grand dam des ONG.

Cette déclaration d'intention les engage à "protéger les droits fondamentaux de tous les réfugiés et migrants", accroître le soutien aux pays d'accueil débordés et promouvoir l'éducation des enfants réfugiés, a énuméré le secrétaire général Ban Ki-moon en ouvrant ce premier sommet onusien consacré aux migrations.

Refusant que ce sommet soit celui "de l'auto-congratulation et du confort", le Haut commissaire aux droits de l'Homme Zeid Ra'ad al-Hussein s'en est pris avec virulence aux "sectaires et aux escrocs" qui refusent "de partager les responsabilités" en accueillant davantage de réfugiés sur leur sol.

L'un des rares engagements concrets est venu de la Chine, dont le Premier ministre Li Keqiang a annoncé une contribution de 100 millions de dollars pour l'aide humanitaire aux réfugiés.

Il y a 65 millions de personnes déplacées dans le monde, dont 21 millions de réfugiés, fuyant persécutions, pauvreté ou conflits. En deux ans, 7.000 hommes, femmes et enfants ont péri en Méditerranée en tentant de gagner l'Europe.

Le texte adopté par consensus est une simple déclaration politique sans objectifs chiffrés, et surtout sans engagements précis sur l'aide aux réfugiés. Ban Ki-moon avait suggéré que les pays accueillent chaque année 10% du total des réfugiés mais au fil des négociations, cet objectif a été renvoyé à 2018 au plus tôt.

 

AFP/VNA/CVN

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