14/04/2018 17:21
Damas a dénoncé samedi 14 avril l'opération militaire menée contre des cibles en Syrie par les États-Unis, la France et la Grande-Bretagne, estimant qu'elle était "vouée à l'échec" et y voyant une "violation flagrante" du droit international.
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Une photo publiée sur le compte Twitter du Central military media du gouvernement syrien montre une explosion dans les environs de Damas après des frappes occidentales annoncées par Washington contre des cibles en Syrie, le 14 avril 2018.
Photo: AFP/VNA/CVN

De fortes explosions ont été entendues avant l'aube à Damas, centre du pouvoir de M. Assad, survolée par des avions, a constaté une correspondante de l'AFP. Une ONG a fait état de frappes occidentales contre des bases et des centres de recherche scientifique près de la capitale syrienne, ainsi que contre un centre de recherches militaires près de la ville de Homs (centre).

Des témoins ont rapporté à l'AFP que des colonnes de fumée s'étaient élevées du nord-est de Damas. "La défense anti-aérienne syrienne" est entrée en action contre "l'agression américaine, britannique et française", a rapporté la télévision d'État.

Cette "agression tripartite contre la Syrie est une violation flagrante du droit international (...) et elle sera vouée à l'échec", a rapporté l'agence officielle Sana.

Washington, Paris et Londres ont affirmé avoir visé des cibles liées au programme d'armement chimique syrien, une semaine après une attaque chimique présumée qui a fait, selon des secouristes, des dizaines de morts le 7 avril dans la ville de Douma, dans la Ghouta orientale.

Un "centre de recherches" dans le quartier de Barzé à la limite nord-est de Damas a ainsi été visé par des missiles, "entraînant la destruction d'un centre de formation et de laboratoires scientifiques", selon Sana.

"Les missiles qui ont visé une position militaire à Homs ont été interceptés et leur trajectoire a été déviée, blessant trois civils", a assuré par ailleurs l'agence.

Cette base à Homs abriterait un centre de recherches militaires et des entrepôts, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), qui rapporte également "des frappes occidentales" contre des centres similaires et plusieurs bases militaires dans la région de Damas.

Les raids occidentaux interviennent alors qu'une équipe de l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques (OIAC) devait entamer samedi 14 avril son enquête à Douma sur l'attaque chimique présumée.

La Syrie et la Russie avaient nié toute responsabilité, dénonçant des "fabrications" des rebelles.

"Les pays de l'agression tripartite ont devancé le travail de l'équipe d'investigation spéciale sur la Ghouta, dans l'objectif de dissimuler leurs mensonges", selon Sana. Le drame de Douma, dernier bastion rebelle aux portes de la capitale, a fait plus de 40 morts, selon des secouristes.

En avril 2017, les États-Unis avaient tiré 59 missiles de croisière sur une base de la Syrie, en représailles à une attaque au gaz sarin imputée au régime.

Après les frappes de samedi 14 avril, le chef d'état-major américain, le général Joe Dunford, a indiqué que les forces occidentales avaient frappé à 01h00 GMT (04h00 locales en Syrie) trois cibles, l'une près de Damas et les deux autres dans la région de Homs. Une heure plus tard, ces frappes étaient "terminées", a-t-il dit, précisant qu'aucune autre opération n'est prévue pour l'instant.
 
AFP/VNA/CVN
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