13/05/2018 13:00
Les problèmes de santé mentale et de bien-être psychologique sont de plus en plus répandus au Vietnam, et particulièrement chez les enfants et les adolescents. Cette différence est parfois à la source de discriminations.

>>Salles de psychologie scolaire au secondaire
>>De la nécessité de fournir des services de soins psychologiques

Il faut diminuer les facteurs de stress chez les jeunes.
Photo: Minh Duc/VNA/CVN

Le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF), en collabo-ration avec l’Overseas Development Institute (ODI) et l’Institut d’études de la famille et du genre de Hanoï, a réalisé un rapport de recherche sur la santé mentale et le bien-être psychologique des enfants. Son but est de fournir un aperçu de la situation concernant la santé mentale de la jeunesse dans certaines provinces du Vietnam.

Cette étude a été réalisée à Hanoï, Hô Chi Minh-Ville et deux provinces: Diên Biên (Nord) et An Giang (Sud). Les résultats des recherches ont servi de base pour établir des programmes nationaux et ont permis de proposer des solutions en vue de relever les défis en matière de santé mentale et de bien-être psychologique des enfants.

État des lieux

Ce rapport est remis aux ministères du Travail, des Invalides de guerre et des Affaires sociales; de la Santé; et de l’Éducation et de la Formation ainsi qu’aux branches concernées comme les fournisseurs de services de soins psychologiques, employés de travaux sociaux, enseignants, employés de santé et parents.

En général, les défaillances mentales chez les enfants vietnamiens s’expliquent souvent par des problèmes d’introversion (anxiété, dépression et solitude) et d’extraversion (hyperactivité et déficit de l’attention).

Les risques sont présents à quatre niveaux différents: l’individu, la famille, l’école et la communauté.

D’abord, le facteur individuel. L’isolement émotionnel ou l’auto-isolement est un premier facteur important et correspond à une situation où les jeunes font le choix de ne pas partager leurs émotions avec autrui. De la même façon, l’accès à la technologie moderne et aux jeux en ligne peut être cité. Les garçons ont tendance à jouer aux jeux électroniques plus que les filles. Mais, les filles ont plus de risque d’être brimées sur Internet.

Réduire les risques

Les enfants nécessitent d’être soignés sur le plan de la santé mentale.
Photo: Duong Ngoc/VNA/CVN

Pour diminuer les risques, il est conseillé de participer aux activités de loisirs comme les sports, les arts martiaux, la lecture, ou les voyages…

Deuxièmement, le facteur familial. Les règles parfois rigoureuses au sein de la famille peuvent entraîner des tensions. Les parents peuvent mettre trop de pression sur leurs enfants pour qu’ils obtiennent d’excellents résultats scolaires. Il y a encore les conflits familiaux comme le divorce, la violence familiale et le manque de communication entre les parents et les enfants qui peuvent avoir un impact négatif sur la santé psychologique des plus jeunes.

Certaines familles aisées aident à diminuer les facteurs de stress chez les jeunes. La valeur du partage entre les membres de la famille est un facteur positif permettant aux enfants d’éviter les tensions. Les enfants se sentaient plus aimés par leurs parents et grands-parents et mieux dans leur peau quand ils ont pu partager leurs préoccupations avec eux.

"Ce qui me rend le plus triste, c’est la solitude. À l’école, j’ai des amis. Cependant, je suis tout seul à la maison sans mes parents. Alors, il est très difficile pour moi de parler avec eux", a confié un garçon de 17 ans, vivant à Hô Chi Minh-Ville.

Troisièmement, il s’agit du facteur scolaire. Le stress dû aux études, le manque de soutien ou l’instabilité de l’environnement éducatif et les défis rencontrés dans les relations amoureuses sont les facteurs qui peuvent aggraver l’état psychologique des enfants.

"La plupart des parents veulent que leurs enfants obtiennent d’excellents résultats dans leurs études. Je veux que mes parents soient fiers de moi. Je passe tout le temps à étudier. Par conséquent, je m’éloigne de mes amis et deviens un peu autiste...", a dit une Hanoïenne de 16 ans.

La plupart des écoles dans les centres urbains ont une salle de consultation de psychologie. Les filles y viennent plus que les garçons. La discipline concernant le savoir-vivre et l’éducation citoyenne aident les enfants à lutter contre le stress. Le soutien des amis et des enseignants est aussi très important. 

En quatrième lieu, on retrouve le facteur communautaire. L’accès facile aux produits toxiques, la difficulté dans la recherche d’emploi et les normes sociales contraignantes sont néfastes pour la jeunesse.

"Beaucoup de jeunes ne trouvent pas d’emploi une fois diplômés. La crainte de cette situation engendre beaucoup de stress. Le marché de l’emploi est très compliquée actuellement à Diên Biên. L’offre est très limitée dans les provinces montagneuses", a assuré un cadre du Service de la santé, ville de Diên Biên Phu.
 
Mai Huong/CVN




 
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