02/09/2016 17:32
Derrière les exploits de nos sportifs aux JO de Rio se cache le staff médical. Des hommes de l’ombre, véritables «nounous» des athlètes.
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Le succès d’un sportif de haut niveau ne dépend pas uniquement de ses capacités mais aussi du staff médical. Photo : CTV/CVN

Les missions des médecins du sport sont nombreuses. Ils soignent les petites blessures du sportif et le conseillent au quotidien sur son hygiène de vie. Ils sont spécialistes des pathologies développées par les sportifs de haut niveau. Leur rôle ne se limite par seulement aux soins, ils ont le devoir d’aider le sportif à recouvrer tous ses moyens dans les délais les plus courts. C’est pourquoi ils sont en contact permanent avec lui. Ils tiennent un rôle essentiel dans le mental de l’athlète qu’ils accompagnent, son rétablissement dépendant beaucoup d’eux. Ils doivent donc veiller à la relation de confiance qui le lie au sportif : ils l’informent de toutes les évolutions, le conseillent et l’assistent en permanence. Leur récompense : sa victoire.

Trois médecins du sport ont suivi la délégation sportive vietnamienne aux JO de Rio, deux médecins et un kinésithérapeute. Du jamais vu. Un chiffre néanmoins modeste comparé à bien d’autres pays.

Le docteur Nguyên Van Phu (droite) soigne la lutteuse Nguyên Thi Lua aux JO de Rio. Photo : CTV/CVN

Vingt-trois sportifs vietnamiens étaient présents à Rio. «Ma journée de travail commençait à 07h30 et finissait à minuit, a informé Nguyên Van Phu, responsable du groupe chargé de la santé de la délégation vietnamienne. Notre pic de travail était vers 20h00. Nous devions faire le maximum pour que nos sportifs fussent à 100% de leurs capacités physiques et mentales. Chaque soir, nous avions chacun 15-16 athlètes à soigner».

Plusieurs athlètes dont Thach Kim Tuân, Vuong Thi Huyên (haltérophilie), Nguyên Thi Huyên (athlétisme), Pham Phuoc Hung (gymnastique artistique) et Vu Thi Hang (lutte) souffraient de pépins physiques. Une grande pression pour les médecins, notamment Nguyên Trong Hiên, spécialiste des pathologies.

«Les cas de Vuong Thi Huyên et Vu Thi Hang étaient les plus compliqués, a-t-il précisé. Elles s’étaient blessées peu de temps avant le jour J. Nous étions très inquiets. Nous avons discuté des heures de la meilleure manière de les remettre d’aplomb. Nous avons aussi consulté des experts du Comité d’organisation des JO».

Grâce aux efforts du staff médical, Vuong Thi Huyên a pu participer aux compétitions. Mais sa blessure a eu des répercussions sur son mental lors des épreuves. «Concernant Vu Thi Hang, sa blessure au dos nous a obligé à lui déconseiller formellement de concourir», a insisté Nguyên Trong Hiên.

C’était aussi l’une des décisions les plus difficiles de la carrière de Nguyên Van Phu. «La lutte est un sport rude. Nous ne pouvions pas hypothéquer son avenir sportif», a-t-il avoué.

Les JO de Rio n’ont pas apporté aux médecins du sport vietnamiens que de la joie. Car à côté de la médaille d’or historique du tireur Hoàng Xuân Vinh, il y a eu aussi les larmes et la tristesse après les échecs de maints athlètes causés parfois par les blessures, comme dans le cas de Vuong Thi Huyên, Thach Kim Tuân et Vu Thi Hang.
 
Phuong Nga/CVN
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