31/05/2012 11:34
Moscou s'opposera à toutes les propositions concernant une intervention militaire en Syrie au Conseil de sécurité de l'ONU et considère une possible action dans le pays en guerre comme "prématurée", a déclaré le 30 mai un diplomate russe.
Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gennady Gatilov.
Photo : CTV/CVN


La Russie s'est toujours fortement opposée à une intervention extérieure dans le conflit interne syrien, qui ne ferait que compliquer la situation dans ce pays et qu'assombrir l'ensemble de la région, a déclaré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Gennady Gatilov. M. Gatilov a également exprimé des réserves quant aux remarques avancées par le président français, François Hollande, selon qui une intervention militaire internationale en Syrie est possible si l'on se base sur les décisions du Conseil de sécurité.

D'après M. Gatilov, la déclaration du président du Conseil de sécurité sur le massacre de Houla est une "réaction suffisante" au carnage et "un signal assez fort" à toutes les parties en Syrie. Par conséquent, "un examen maintenant par le Conseil de sécurité de toutes nouvelles mesures sur la situation serait prématuré", a rapporté l'agence de presse Interfax citant M. Gatilov.

Les États-Unis et nombre de leurs alliés ont annoncé le 29 mars l'expulsion des diplomates syriens de leur pays dans une action coordonnée visant à intensifier les pressions sur Damas après les massacres horribles de civils ce week-end dans le centre de la Syrie. Les pays occidentaux sont convaincus que l'armée syrienne est derrière les assauts lancés dans la ville de Houla qui ont tué 108 civils et fait plus de 300 blessés, bien que Damas ne cesse de nier ces accusations.

Le porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères, Alexander Loukachevitch, a déclaré le 30 mai que l'expulsion des ambassadeurs syriens de plusieurs pays était "une mesure contreproductive" pour la fin de la crise en Syrie.

Obama s'entretient avec Merkel, Hollande et Monti

Le président américain Barack Obama a discuté le 30 mai par vidéoconférence de la crise dans la zone euro et de la Syrie avec les dirigeants français, allemand et italien, a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué. La présidence américaine a souligné que cet entretien avec le président français François Hollande, la chancelière allemande Angela Merkel et le président du Conseil italien Mario Monti faisait suite au sommet du G8 (États-Unis, Japon, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Russie) qui s'est tenu plus tôt ce mois-ci aux États-Unis à l'invitation de M. Obama.

"Les dirigeants sont tombés d'accord pour continuer à se consulter de près en préparation à leur rencontre lors du sommet du G20 au Mexique le mois prochain", a ajouté la Maison Blanche, sans donner davantage de détails sur les propos échangés concernant la crise dans la zone euro. "Les dirigeants ont aussi discuté des récents événements en Syrie et du point de vue qu'ils partagent sur l'importance de mettre fin à la violence dans le pays et sur l'urgence de parvenir à un plan de paix", ajoute le communiqué.

Les dirigeants des pays du G8 ont plaidé le 19 mai en faveur de la croissance économique pour compenser l'effet de l'austérité budgétaire et appelé de leur vœux le maintien de la Grèce dans la zone euro. Ils sont aussi tombés d'accord sur la nécessité de parvenir à la fin des violences dans le pays.

AFP/VNA/CVN

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