29/06/2021 09:04
La Russie a annoncé lundi 28 juin de nouveaux records de décès quotidiens dus au coronavirus à Moscou et Saint-Pétersbourg, une ville hôte de l'Euro de foot où des supporters ont été contaminés, tandis que le variant Delta poursuit son essor planétaire, éloignant encore les perspectives de retour à une vie normale.
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Des personnels médicaux transportent à l'hôpital une personne testée positive au COVID-19 à l'hôpital de Bekasi, le 28 juin en Indonésie.
Photo : AFP/VNA/CVN

Selon les données officielles, la capitale russe a enregistré 124 morts et Saint-Pétersbourg 110 ces dernières 24 heures, dépassant les records que les deux plus grandes cités russes avaient déjà battus au cours du week-end.

Et ce malgré l'introduction progressive de mesures sanitaires, telles que le retour du télétravail obligatoire pour une partie des employés et la vaccination obligatoire des salariés du secteur des services.

Selon le maire de Moscou Sergueï Sobianine, près de 2.000 personnes sont hospitalisées chaque jour à cause du COVID-19 dans cette ville de plus de 12 millions d'habitants et environ 75% des lits disponibles sont occupés.

Un confinement général, comme au printemps 2020, n'est toutefois pas envisagé pour l'heure afin de préserver l'économie.

Quant à Saint-Pétersbourg, le quart de finale de l'Euro de foot, qui opposera la Suisse à l'Espagne, y aura bien lieu vendredi 2 juillet en dépit de la flambée épidémique, ont déclaré lundi 28 juin les organisateurs.

Et ce, alors que près de 300 supporters de retour en Finlande après avoir assisté à l'Euro dans cette ville ont été testés positifs au COVID-19. Ils avaient été présents lundi 28 juin pour le match entre leur pays et la Belgique.

La campagne de vaccination russe est à la traîne depuis décembre, sur fond de méfiance généralisée de la population et malgré les appels répétés du président Vladimir Poutine.

La Russie est, avec 133.893 morts recensés par le gouvernement, le pays européen le plus endeuillé et un des plus durement touchés du monde.

L'agence des statistiques Rosstat, qui a une définition plus large des décès liés au COVID-19, a comptabilisé quelque 270.000 morts à fin avril.

Nouveaux confinements

Identifié pour le première fois en Inde, le variant Delta, plus contagieux, est désormais présent dans au moins 85 pays, selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), faisant craindre, malgré les campagnes de vaccination, de nouvelles vagues de la pandémie.

Il a contraint certains États à revoir leurs stratégies.

Dans une rame de métro à Moscou, le 27 juin, où le nombre de décès dus au COVID-19 a atteint un pic.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le Bangladesh, qui a recensé dimanche 119 morts, un record quotidien, a fermé lundi 28 juin la quasi-totalité de ses transports publics, obligeant des milliers d'employés de la capitale Dacca (20 millions d'habitants) à se rendre à pied au travail, avant un confinement strict jeudi  1er juillet.

En Australie, de nouveaux cas imputés au variant Delta, apparus à la suite de failles dans les dispositifs de quarantaine des voyageurs en provenance de l'étranger, ont été enregistrés lundi 28 juin dans plusieurs villes.

Sydney est confinée pour deux semaines, Darwin jusqu'à vendredi 2 juillet et les règles de distanciation ont été renforcées dans d'autres régions.

L'Indonésie voisine, le pays actuellement le plus touché par le COVID-19 en Asie du Sud-Est, a enregistré dimanche 27 juillet un nouveau record quotidien de contaminations (plus de 21.000 nouveaux cas), à un moment où les hôpitaux sont débordés, faisant craindre une défaillance généralisée du système de santé.

L'Afrique du Sud, le pays le plus touché du continent africain et qui subit de plein fouet une troisième vague de la pandémie due au variant Delta, a annoncé lundi 28 juin avoir passé le seuil des 60.000 morts. De nouvelles restrictions ont été annoncées dimanche 27 juin.

L'Italie assouplit

À l'inverse l'Italie, l'un des pays les plus durement frappés par la pandémie avec plus de 127.472 morts, poursuit sur sa lancée d'assouplissement.

Les masques ne seront plus obligatoires en extérieur, sauf dans les endroits bondés - une mesure très attendue du nord au sud de la péninsule, actuellement balayée par une vague de chaleur avec des températures pouvant dépasser les 40° Celsius localement.

Le couvre-feu a également été levé lundi 28 juin dans le Val d'Aoste (Nord-Ouest), la dernière région italienne où il était encore en vigueur.

Une rue de Dacca avant un confinement strict, le 28 juin au Bangladesh.
Photo : AFP/VNA/CVN

Le nouveau ministre britannique de la Santé, Sajid Javid, a quant à lui maintenu l'objectif du gouvernement de lever le 19 juillet les dernières restrictions encore en vigueur en Angleterre malgré la hausse du nombre des contaminations.

Pour autant, Hong Kong va interdire tous les vols en provenance du Royaume-Uni à partir du 1er juillet pour tenter de freiner les contaminations, après avoir découvert plusieurs cas d'une mutation liée au variant Delta parmi des voyageurs arrivant de ce pays.

Au Pakistan, des centaines de personnes ont envahi un centre de vaccination à Islamabad pour réclamer d'être vaccinés. Elles travaillent pour la plupart à l'étranger et ont dit avoir besoin de recevoir le vaccin AstraZeneca, difficile à trouver dans ce pays, pour être autorisées à se rendre dans les Etats du Golfe.

Concernant AstraZeneca, une étude parue lundi 28 juin montre justement qu'un intervalle de plusieurs mois entre la première et la deuxième doses améliore la protection contre le COVID-19. Cette étude de l'université d'Oxford y voit un élément "rassurant" pour les pays ayant des problèmes d'approvisionnement.

Au Brésil, trois sénateurs ont demandé à la Cour suprême l'ouverture d'une enquête contre le président Jair Bolsonaro, qu'ils accusent d'avoir fermé les yeux sur un scandale de corruption dans l'achat de vaccins anti-COVID.

La pandémie a fait près de quatre millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles lundi.

Les États-Unis sont le pays le plus touché tant en nombre de morts (603.967) que de cas (33.625.039). Et après avoir dégringolé pendant deux mois, le nombre des contaminations s'est mis à stagner depuis la mi-juin, atteignant un plateau en raison de pics d'infections dans les zones les moins vaccinées.

AFP/VNA/CVN
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