11/01/2021 14:15
Le Professeur Pham Ngoc Dang, vice-président de l'Association vietnamienne pour la protection de la nature et de l'environnement, a souligné que le "coupable" principal de la pollution de l'air à Hanoï est la poussière engendrée par le trafic routier (40%) et les constructions (16%). Il est ainsi possible d’imaginer Hanoï avec un bon air si ce problème venait à être traité correctement.
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La pollution de l'air au Lac de l'Épée restituée à Hanoï, matin du 5 janvier.
Photo : Hoàng Hiêu/VNA/CVN

Cette conclusion du Professeur Pham Ngoc Dang a été présentée dans le cadre de la conférence intitulée "À quel point l'air de Hanoï est-il pollué ?". Organisée à place et live stream le 9 janvier à Hanoï, cet événement vit la participation de nombreux chercheurs de l’École polytechnique de Hanoï et de plusieurs universités de la capitale.

Avant de parler des causes de cette pollution, le Professeur Pham Ngoc Dang a tenu à rappeler que la dangerosité de la pollution provient surtout de la présence des particules fines (PM 2.5) dans l’air. Ce sont elles qui pénètrent dans l’organisme et provoquent de nombreuses maladies.

Toujours selon le Professeur, l’existence de ces particules dans l’air a deux causes : les nombreux travaux de construction dans la capitale et le trafic routier. Des premières mesures ont été proposées par les participants à la conférence pour diminuer la pollution du trafic routier comme le strict respect des feux de signalisation ou la baisse de la vitesse moyenne dans la ville.

Le président de Vietnam Clean Air Partnership (VCAP), M. Hoàng Duong Tùng, a, quant à lui, incité le Comité populaire de Hanoi à vérifier le taux d’émission des véhicules. Les vieilles motos, jugées trop polluantes, pourraient ainsi être interdites à la circulation.

Si les deux sources principales de pollution que sont la construction et le trafic routier sont traitées dès à présent, Hanoï pourrait retrouver un bon air dans les prochaines années.

"À quel point l'air de Hanoï est-il pollué ?" était le premier échange parmi une série d’événements intitulé "La pollution atmosphérique et notre responsabilité", organisés par le magazine Tia Sang, le VCAP, le Centre Live & Learn dans le cadre du projet "Unir nos mains pour un air pur", soutenu par L'Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).

Câm Sa/CVN

 
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