28/04/2017 12:19
Les enquêtes menées par le Programme pour Internet et la société (VPIS) de l’École supérieure de sciences sociales et humaines (Université nationale de Hanoï) montrent que les commentaires négatifs se répandent actuellement sur les réseaux sociaux. La plupart d’entre eux, diffusés sur Facebook, sont des diffamations et des incitations à la haine.
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Près de 80% des utilisateurs de réseaux sociaux au Vietnam affirment avoir été au moins une fois victimes de commentaires haineux ou avoir vu des incitations à la haine.
Photo : CTV/CVN

Selon les enquêtes du VPIS, 78% des utilisateurs de réseaux sociaux au Vietnam affirment avoir été au moins une fois victimes de commentaires haineux ou avoir vu des incitations à la haine.

La doctoresse Pham Hai Chung, responsable du VPIS, souligne que les commentaires haineux au Vietnam sont publiés sous différentes formes, mais sont essentiellement des diffamations et des informations fausses. Les enquêtes du VPIS montrent que 61,7% des utilisateurs de réseaux sociaux ont témoigné ou ont été victimes de diffamations et d’atteintes à la réputation. Et 46% ont été victimes de calomnies et d’informations fausses. Les victimes restent incapables de réagir. Leur unique réaction est de demander au gérant de Facebook de supprimer les commentaires.

Pham Hai Chung confie qu’elle a été aussi victime de déclarations haineuses après sa publication en 2015 d’un article sur le journal en ligne VnExpress intitulé «Armoire d’alcool ou bibliothèque». Un tas de commentaires ont été faits contre elle.

Pham Hai Chung a donné un chiffre surprenant sur le degré d’addiction à Facebook des Vietnamiens. Si en 2009, un Vietnamien passait cinq heures en moyenne devant la télévision, aujourd’hui, ces cinq heures sont consacrées aux réseaux sociaux et à Internet. Plus de 35 millions de Vietnamiens, soit 37% de la population, utilisent les réseaux sociaux 138 minutes par jour en moyenne, contre 31% dans le monde.
 
Les gérants des plateformes sont responsables
des contenus publiés
 

Des jeunes vietnamiens sont accros des réseaux sociaux.
Photo : CTV/CVN

Pour éviter les commentaires diffamatoires, le Dr Dang Hoàng Giang, directeur adjoint du Centre d’études pour le développement et l’assistance à la communauté, souligne qu’outre la loi, l’éducation demeure l’outil permettant aux utilisateurs de réseaux sociaux de sélectionner les informations et de respecter la différence d’avis des autres.

«Il ne faut pas se baser sur l’action et la déclaration d’une personne à un moment donné pour évaluer toute sa vie. Les victimes doivent-elles aussi être courageuses pour lutter contre les diffamations sur les réseaux sociaux», déclare Dang Hoàng Giang.

Cao Hoàng Nam, coordinateur du VPIS, affirme que Facebook, Twiter et Youtube sont les plateformes ayant le plus d’influence au Vietnam. Ils ont nié leur responsabilité concernant les commentaires haineux publiés sur leur plateforme. Bien que toutes les plateformes aient une fonction «signalement d’infraction», les gérants l’utilisent très peu.

«C’est le moment d’obliger les fournisseurs de plateformes à assumer la responsabilité de la publication des commentaires diffamatoires afin de contrôler les contenus publiés", souligne Dang Hoàng Giang.  
 
Ngân An/CVN
 
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