30/09/2012 14:51
Le ministère de la Santé vient d’honorer les 26 plus grandes réalisations médicales de la médecine vietnamienne. Succès qui valorisent des centaines de travaux de recherche fondamentale ou appliquée. Explications du professeur et docteur en médecine Truong Viêt Dung, directeur du Département des sciences et de la formation dudit ministère.
Truong Viêt Dung. Photo : CTV/CVN

Quels sont pour vous les plus grands acquis scientifiques et technologiques de la médecine vietnamienne ?

Ces derniers temps, les acquis scientifiques et technologiques de notre médecine ont été nombreux et, de surcroît, sont entrés dans la pratique professionnelle. En fait, les secteurs de la médecine et de la pharmacie sont sur le point de rattraper le niveau des pays avancés, voire de les égaler en certains domaines. La recherche fondamentale fait l’objet de plus en plus d’applications au quotidien dans nos établissements médicaux, ce qui contribue directement à réduire le coût social des traitements.

Le premier succès concerne les vaccins, tant en recherche que production. Nous sommes désormais parmi les quelques pays du monde capables de concevoir et de produire industriellement des vaccins. À ce jour, ce sont dix vaccins différents qui ont reçu une autorisation de mise sur le marché et sont employés quotidiennement, notamment pour immuniser à la diarrhée du virus Rota, la pneumonie, la rougeole..., outre un vaccin pour les méningo-encéphalite, pneumonie, diphtérie, coqueluche, tétanos et hépatite B. La recherche d’un vaccin contre le virus A/H5N1 de la grippe aviaire, qui est en bonne voie, se poursuit, et ce sera là un progrès significatif de la science médicale pour prévenir les risques d’épidémie chez l’homme dans le monde entier. À ce propos, il faut souligner que les scientifiques vietnamiens ont conçu d’eux mêmes et emploient leurs propres techniques dans la mise au point des divers vaccins à l’étude contre les grippes...

Viennent ensuite plusieurs progrès en matière de diagnostic et de traitement. En recourant à des technologies ultramodernes, nos médecins ont considérablement progressé en termes de précocité du diagnostic, ce qui permet donc des traitements plus efficients, un moindre taux de mortalité mais aussi des économies. En matière de traitement, il y a surtout nos succès dans la transplantation d’organes dont la chaîne et les techniques sont désormais maîtrisées par nos médecins : dons assurés par l’hôpital Viêt-Duc de Hanoi grâce aux cas de mort cérébrale, greffe du cœur par l’hôpital polyclinique central de Huê ou celui de rein à Huê et Hô Chi Minh-Ville.

Dans une certaine mesure, la médecine vietnamienne a acquis ses lettres de noblesse dans le monde, en témoignent les nombreux médecins étrangers venant chez nous apprendre des techniques avancées telles que l’endoscopie ou la chirurgie endoscopique... À cela, je dois ajouter la technologie de radiologie IMRT qui est le dernier cri en matière de traitement du cancer dans le monde.

Que pensez-vous du développement des sciences de la santé au Vietnam ?

Les progrès réalisés sont significatifs, mais il demeure des carences dans la modernisation de l’équipement et la recherche scientifique, par manque de fonds tout simplement... En effet, les dotations du budget public demeurent insuffisantes, aussi faut-il d’abord trouver d’autres sources de financement pour investir davantage dans le renouvellement et la modernisation de nos technologies comme l’amélioration de notre corps médical. L’objectif est ensuite d’assurer un développement général du secteur de la santé, sous réserve de priorités pour les tâches les plus essentielles, tout en sachant qu’il dépend aussi d’autres secteurs des sciences comme la biologie, la chimie, l’électronique, les technologies de l’information, ce qui implique une meilleure coordination entre ceux-ci...

Les docteurs de l’hôpital Viêt-Duc examinent la santé d’un patient qui a passé une opération réussite de greffe du cœur. Photo : Duong Ngoc/VNA/CVN


Quant au développement du corps médico-sanitaire ?

Le ministère de la Santé porte une attention soutenue à la formation initiale et continue, qu’elle soit générale ou spécialisée, afin d’assurer à l’ensemble des réseaux sanitaires un personnel qualifié, de la commune au ressort central. Néanmoins, les difficultés ne manquent pas. Par exemple, la mise en œuvre du récent programme national de renouvellement de l’équipement des stations sanitaires de l’échelon du district n’a pas abouti, en partie, aux résultats escomptés. Le programme a affecté un budget conséquent aux formations de remise à niveau des médecins de ces localités, mais elles n’ont bénéficié qu’à peu d’entre eux, car ils sont assujettis aux permanences pour lesquelles ils sont en nombre nettement insuffisant...

Il faudra donc veiller à établir un plan de formation de manière à permettre une formation effective à tous les niveaux, y compris à distance, grâce à l’informatique.


Nghia Dàn/CVN

 

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