11/06/2018 11:14
Deux hauts responsables de la Maison Blanche ont vivement critiqué dimanche 10 juin le Premier ministre canadien Justin Trudeau pour les propos qu’il a tenus au cours du sommet du Groupe des Sept (G7), qui vient de s’achever au Canada.
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Le sommet du G7 s’est achevé le 9 juin sur une passe d’armes à distance entre Donald Trump et Justin Trudeau. Photo: REUTERS/VNA/CVN

M. Trudeau a déclaré samedi 9 juin que tous les membres du G7 avaient adopté le communiqué conjoint publié à la fin du sommet, mais a indiqué que les tarifs douaniers imposés par les États-Unis restaient "insultants", et que le Canada ne "se laisserait pas bousculer".

Ces propos ont provoqué la colère du président américain Donald Trump, qui a déclaré quelques heures plus tard sur Twitter qu’il avait demandé aux représentants américains de désapprouver le communiqué conjoint du G7 "en raison des affirmations fausses de Justin durant sa conférence de presse, et du fait que le Canada impose des tarifs douaniers massifs à nos fermiers, travailleurs et entreprises américains". Affirmant que M. Trudeau était "malhonnête et faible", il a également menacé d’imposer des "tarifs douaniers sur les automobiles qui inondent le marché américain".

Déclararions polarisantes

Larry Kudlow, directeur du Conseil économique national de la Maison Blanche, a également réagi aux propos de M. Trudeau, en affirmant dans une interview donnée dimanche 10 juin à CNN que M. Trudeau avait trahi M. Trump par ses déclarations "polarisantes" sur la politique commerciale américaine. Il a ajouté que les propos de M. Trudeau risquaient de mettre M. Trump en position de faiblesse juste avant sa rencontre à Singapour avec Kim Jong Un, dirigeant suprême de la République populaire démocratique de Corée (RPDC).

Trois mois de crise entre Washington et ses partenaires.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Il nous a vraiment poignardés dans le dos", a-t-il affirmé. "Il a donné une conférence de presse, et il a dit que les États-Unis étaient insultants. Il a dit que le Canada devait se défendre. Il a dit qu’il y avait des problèmes avec les tarifs douaniers (...) Ne vous en prenez pas à Trump. C’est Trudeau qui a commencé à attaquer Trump après son départ", a-t-il ajouté. Le conseiller au Commerce de M. Trump, Peter Navarro, a également critiqué dimanche 10 juin les propos de M. Trudeau.

M. Trump "a fait à Justin Trudeau l’honneur de se rendre au Québec pour ce sommet. Il avait d’autres choses, des choses plus importantes à faire à Singapour... Il lui a fait une faveur, et il était même disposé à signer ce communiqué socialiste...’’, a-t-il indiqué. Dimanche 10 juin, la décision de M. Trump de retirer son soutien au communiqué conjoint a suscité de vives critiques de la part du gouvernement allemand.

La chancelière allemande Angela Merkel et le président américain Donald Trump, au sommet du G7 à La Malbaie, au Québec, le 8 juin.
Photo: AFP/VNA/CVN

"En quelques secondes et en 280 caractères sur Twitter, on peut détruire la confiance mutuelle. Nous avons déjà vu ça avec l’accord sur le climat ou avec l’accord sur l’Iran", a déclaré Heiko Maas, ministre allemand des Affaires étrangères. Au cours du sommet du G7, qui s’est tenu à Charlevoix, au Québec, la ministre canadienne des Affaires étrangères Chrystia Freeland avait déjà critiqué les États-Unis pour leurs tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium.

"Nous savons pertinemment que le Canada ne pose aucun problème de sécurité nationale aux États-Unis. Bien au contraire, les lois américaines elles-mêmes spécifient que nous faisons partie du mécanisme de défense nationale des États-Unis", a indiqué Mme Freeland, se référant au fait que les États-Unis ont justifié leurs tarifs douaniers contre le Canada en invoquant des considérations de sécurité nationale.

La semaine dernière, le Canada a répliqué aux mesures du gouvernement Trump en annonçant des tarifs douaniers portant sur 16,6 milliards de dollars canadiens (12,8 milliards de dollars américains) d’acier et d’aluminium américains, ainsi que sur toute une liste d’autres produits. Ces mesures de représailles doivent entrer en vigueur le 1er juillet. Le G7 réunit sept grandes puissances industrielles: le Royaume-Uni, les États-Unis, la France, l’Allemagne, l’Italie, le Japon et le Canada.
 
Xinhua/VNA/CVN

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