22/02/2017 19:48
Le patron du mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, s'est dit mercredi 22 février "confiant" dans le fait que la Grèce puisse se passer d'une nouvelle aide internationale après 2018, au terme du programme de soutien en cours.
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Le patron du mécanisme européen de stabilité (MES), Klaus Regling, lors d'une conférence de presse à Luxembourg, le 16 juin 2016.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Si les 18 prochains mois sont bien utilisés, je suis confiant dans le fait (que le troisième programme d'aide en cours) soit le dernier (...) que devra appliquer la Grèce", a déclaré au journal allemand Süddeutsche Zeitung le directeur général du MES, instance chargée de superviser les prêts de la zone euro à Athènes.

La Grèce bénéficie depuis 2015 d'un troisième plan d'aide international de 86 milliards d'euros, qui se terminera en 2018 et dont le versement est prévu en plusieurs tranches en échange de réformes.

Lundi, Athènes a accepté des concessions pour sortir de l'impasse avec ses créanciers, zone euro et Fonds monétaire international (FMI), sur ce plan de sauvetage, en décidant de prendre des mesures qui devraient permettre de remplir les objectifs budgétaires afin d'avancer les négociations sur son programme d'aide.

"La Grèce a fait des progrès (...) Je pars du principe que la Grèce, à partir de mi-2018, volera de ses propres ailes et pourra se procurer elle-même de l'argent sur les marchés", a-t-il ajouté.

Mercredi 22 février, la directrice du FMI, Christine Lagarde, doit rencontrer à Berlin la chancelière allemande Angela Merkel pour évoquer le dossier grec, alors que leurs positions sur la question sont éloignées.

Le FMI a récemment fait planer la menace d’un arrêt de sa participation aux plans d’aide, jugeant que la Grèce n’était plus en mesure de rembourser ses emprunts. Le Fonds a réclamé que la zone euro accorde une réduction du montant de sa dette énorme, afin de la rendre plus soutenable, ce que refuse catégoriquement l’Allemagne.

"C'est vrai que nous avons différents pronostics", a concédé M. Regling. "Par exemple à quel point les dettes grecques sont supportables. Mais nous n'avons aucun différend quand nous faisons la liste de ce que doit faire la Grèce dans les prochains 18 mois", a-t-il relevé.

Le chef de la diplomatie allemande, le social-démocrate Sigmar Gabriel, a lui appelé à la solidarité de son pays avec la Grèce pour éviter un éclatement de la zone euro.

"À mes yeux, un pays aussi grand et important que l'Allemagne a le devoir de tout faire pour préserver l'unité de l'Europe", a-t-il dit mercredi au sujet de la Grèce au groupe de presse régional Funke.

"Athènes doit se tenir aux accords passés" sur les réformes à accomplir dans le pays en vue de réduire les dépenses budgétaires et d'augmenter les recettes fiscales, "et nous (Européens, NDLR), tout faire en unissant nos forces pour que le pays (...) puisse à nouveau être sur ses deux jambes, économiquement et socialement - dans la zone euro", a ajouté M. Gabriel.

La coalition gouvernementale de la chancelière conservatrice Angela Merkel est toutefois divisée sur le sujet.

Les conservateurs, autour de l'intransigeant ministre des Finances, Wolfgang Schäuble, insistent beaucoup plus que les sociaux-démocrates sur les efforts à fournir par la Grèce. Et M. Schäuble a laissé à plusieurs reprises planer la menace d'une sortie du pays de la zone euro.

AFP/VNA/CVN


 

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