13/11/2020 09:26
Devant la baisse "fragile" de la deuxième vague de COVID-19, Jean Castex a annoncé jeudi 12 novembre le maintien du confinement au moins jusqu'au 1er décembre et même au-delà pour les déplacements, avec en revanche une possible réouverture des commerces à cette date, une réponse aux appels au secours des commerçants.
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Graphique montrant l'évolution des hospitalisations et des réanimations en France, au 9 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

L'attestation dérogatoire pour circuler, l'un des symboles du confinement, sera en particulier encore nécessaire après le 1er décembre, a souligné le Premier ministre lors d'une conférence de presse, au soir d'un conseil de défense qui a tranché sur des arbitrages très attendus. Le chef du gouvernement a confirmé un ralentissement des contaminations mais qui doit être "confirmé" et qui n'a pas encore réduit le nombre d'hospitalisations, qui a au contraire dépassé jeudi le pic atteint en avril. Aussi a-t-il jugé "irresponsable de lever et même d'alléger le dispositif" de confinement pour l'instant.

Et même si la tendance à la baisse des cas se confirmait, il n'est pas non plus question au 1er décembre de n’ouvrir ni les bars, ni les restaurants, ni les salles de sports. Quant aux fêtes de Noël et du Jour de l'An, "il ne serait pas raisonnable d'espérer pouvoir organiser de grandes fêtes à plusieurs dizaines de personnes, notamment pour le réveillon". Jean Castex n'a pas précisé si les Français pourraient ou non voyager pendant les fêtes mais son ton était pessimiste. "Je ne vois pas de motif à ce stade pour modifier les règles", s'est-il borné à répondre, tout en souhaitant pouvoir "permettre un nouvel allégement" du confinement "au moment des vacances de Noël".

Aides financières

En revanche le chef du gouvernement a jugé possible, si la tendance se confirme, de prendre des mesures d'allègement à compter du 1er décembre "strictement limitées aux commerces", et sur la base d'un protocole renforcé.

Carte du nombre de cas pour 100.000 habitants recensés en une semaine, par commune en France métropolitaine, au 8 novembre.
Photo : AFP/VNA/CVN

Pour compenser cette décision qui paralyse les commerces, les ministres de l'Économie et du Travail, Bruno le Maire et Elisabeth Borne, ont annoncé des dispositifs d'aide maintenus ou supplémentaires, qu'il s'agisse du prolongement du chômage partiel, des aides aux entreprises ou des loyers des commerçants, via un nouveau crédit d'impôt pour les bailleurs qui renoncent à leur loyers de novembre. Dans l'enseignement, près de 1.600 étudiants seront recrutés d'ici à janvier pour accompagner dans les universités "les étudiants de première année" et les étudiants "les plus en difficulté", soit deux référents étudiants dans chacune des 800 cités universitaires.

"L'ennemi ce n'est pas l'État, c'est le virus", a fait valoir le Premier ministre, qui a souligné combien il "ressent les difficultés du pays" et "mesure les souffrances et parfois le désespoir de beaucoup d'entre vous". Au moment d'annoncer le reconfinement, plus souple que celui adopté lors de la première vague au printemps, Emmanuel Macron avait donné rendez-vous aux commerçants mi-novembre afin d'évaluer une possible réouverture des magasins. Mais le ministre chargé des Relations avec le Parlement, Marc Fesneau, avait d'avance fermé la porte mercredi à un changement "à ce stade". Symboliquement, l'exécutif a déjà accordé la vente de sapins de Noël en extérieur, dont les modalités doivent être précisées d'ici à vendredi 13 novembre.

Une nouvelle admission en réa toutes les trois minutes

Des enseignants ont, eux, demandé une limitation du brassage des élèves, lors d'une journée de grève mardi 10 novembre assez faiblement suivie, tandis que plusieurs lycées ont vu des tentatives de blocage. Dans l'immédiat, le contexte sanitaire demeure préoccupant avec 95% des capacités en réanimation mobilisées, mais avec la possibilité de monter jusqu'à 10.400 lits. "Nous avons une admission en réanimation toutes les 3 minutes dont 40% qui ont moins de 65 ans", selon Jean Castex.

Quelques indicateurs offrent une lueur d'espoir. Le taux estimé de reproduction du virus (estimation du nombre moyen de personnes qu'un malade contamine) est repassé sous la barre du "1", a confirmé le locataire de Matignon. Jeudi 12 novembre, 418 nouveaux décès liés au COVID-19 ont été enregistrés à l'hôpital, portant le bilan total à près de 43.000 morts depuis le début de l'épidémie. À plus long terme, l'exécutif s'active aussi sur le front des vaccins, quelques jours après l'annonce d'essais encourageants par les laboratoires américains Pfizer et allemand BioNTech.

AFP/VNA/CVN



 

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