25/09/2021 14:00
C'est une saga politico-judiciaire de trois ans qui s'achève : la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei, Meng Wanzhou, a pu quitter vendredi 24 septembre le Canada pour la Chine à la faveur d'un accord avec les États-Unis, tandis que deux Canadiens ont été libérés de prison en Chine.
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La dirigeante de Huawei, Meng Wanzhou, remise en liberté par la justice canadienne.
Photo : AFP/VNA/CVN

Mme Meng, assignée à résidence à Vancouver depuis fin 2018, a embarqué à bord d'un avion à destination de la ville de Shenzhen, selon des images de télévisions canadiennes.

Elle venait de recouvrer la liberté et d'échapper à une extradition vers les États-Unis, qui voulaient la juger pour fraude bancaire.

C'est la concrétisation d'un accord spectaculaire rendu public vendredi 24 septembre par un tribunal de New York entre le ministère de la Justice et le mastodonte chinois des télécoms.

Lors d'une audience publique du tribunal fédéral de Brooklyn, le représentant du ministère de la Justice, David Kessler, avait proposé de "reporter" jusqu'au 1er décembre 2022 les "poursuites" engagées depuis fin 2018 contre Meng Wanzhou, notamment pour "complot" en vue de commettre une "fraude bancaire".

L'accord, entériné et qualifié de "sérieux" par le tribunal fédéral de Brooklyn en début d'après-midi - que le Wall Street Journal a été le premier à dévoiler - prévoyait aussi que Washington recommande à Ottawa de faire "libérer" Mme Meng et abandonne de facto toute demande d'extradition.

Meng Wanzhou, 49 ans, fille du fondateur de Huawei, avait été arrêtée le 1er décembre 2018 à l'aéroport de Vancouver à la demande de Washington, qui voulait la juger. Elle a toujours nié les accusations et a plaidé "non coupable" vendredi 24 septembre.

En réaction, deux Canadiens, l’ancien diplomate Michael Kovrig et l’homme d’affaires Michael Spavor, arrêtés en 2018 en Chine pour espionnage, ont également été libérés. 

C'est le Premier ministre canadien Justin Trudeau qui a annoncé la fin de leur détention à la presse. "Il y a 12 minutes, Michael Kovrig et Michael Spavor ont quitté l'espace aérien chinois, en route pour la maison", a-t-il dit, précisant qu’ils étaient attendus samedi 25 septembre au Canada.

La justice américaine accusait la numéro 2 du géant chinois des télécoms d'avoir menti à un cadre de la banque HSBC lors d'une rencontre à Hong Kong (Chine) en 2013, à propos des liens entre le groupe chinois et une filiale nommée Skycom qui vendait des équipements à l'Iran, exposant l'établissement à des sanctions américaines. 
 
AFP/VNA/CVN
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