27/04/2020 16:46
Les Giay… Une communauté ethnique de près de 60 mille âmes, qui réside principalement dans le Nord-Ouest du Vietnam. Dans le district de Mèo Vac (province de Hà Giang), c’est dans le village de Tat Ngà qu’ils ont élu domicile. Ils y ont construit deux temples et installé deux grands tambours…
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Des Giay dansent autour d'un tambour.
Photo : TQ/CVN

Le Jour de l’An lunaire, les villageois viennent se recueillir aux temples. Ils en sortent alors les deux tambours pour célébrer comme il se doit leur plus grande fête de l’année.

Mais pourquoi deux temples ? Réponse de Vi Dâu Min, un villageois. "Nous avons un temple dédié à Monsieur et un temple à Madame, les deux génies qui veillent, l’un sur la santé et le bonheur des villageois et l’autre, sur la terre, les récoltes et le climat",  nous explique-t-il.

Dans un premier temps, un chaman prie les divinités de protéger les villageois. Ses prières dites, les tambours sont descendus et la danse aux tambours commence.

Jeunes gens et jeunes filles dansent autour des tambours avant de procéder à un pas de deux. Les garçons tapent sur la membrane et les filles, sur le côté. Leurs mouvements représentent des scènes de la vie quotidienne. Le chapeau conique est leur seul accessoire, nous indique Vi Dâu Min.

"Le matin du Jour de l’An marque le début de l’année, donc il faut que la fête soit à la hauteur de l’évènement", affirme-t-il. "Nous effectuons trois danses de suite, la première pour célébrer le passage à l’année nouvelle et nous attirer la bénédiction de Madame, la seconde pour souhaiter de bonnes récoltes. La troisième, qui met en valeur les tambours, traduit quand à elle nos aspirations à une année pleine de joie et de jouissance".

Le tambour Giay est constitué d’un tronc de bois évidé. Une surface est couverte de peau et l’autre reste à découvert, ce qui fait qu’on peut taper à la fois sur la membrane et à l’intérieur du fût. Les Giay croient que quand les divinités célestes entendent le son des tambours, elles font tomber la pluie pour arroser les champs.

La fête se termine par une procession des tambours. La tradition veut que les familles les plus chanceuses voient le cortège s’arrêter devant chez elles et que le maître de céans offre aux processionnaires des gâteaux de riz gluant et des volailles. Égalité oblige, les processionnaires feront en sorte de n’oublier personne. Le lendemain, les tambours seront réinstallés aux temples de Monsieur et de Madame, où ils patienteront un an avant la prochaine fête.

VOV/VNA/CVN

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