03/04/2021 14:07
Lancée puis interrompue, revue et corrigée plusieurs fois en raison de la pandémie, la saison 2020-2021 de Coupe d'Europe de rugby reprend ses droits de vendredi 2 avril à dimanche 4 avril avec des huitièmes de finale où sept clubs français sont engagés.
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Le trophée de la Coupe d'Europe de rugby est exposé avant la finale entre les Irlandais de Leinster et les Anglais des Saracens en 2019 à Newcastle.
Photo : AFP/VNA/CVN


Toulon ouvre les hostilités vendredi 2 avril (18h30) avec un déplacement périlleux sur les terres du Leinster, la province irlandaise qui partage le record de trophées (quatre) avec le Stade toulousain. La Rochelle suivra le même jour (21h00) avec un duel plus abordable sur le papier face à Gloucester qui joue le maintien en Championnat d'Angleterre.

Clermont, le Stade toulousain et Lyon joueront eux samedi 3 avril, aussi à l'extérieur, respectivement face aux Anglais des Wasps, aux Irlandais du Munster et aux Anglais d'Exeter, tenants du titre. Puis le Racing 92 et Bordeaux-Bègles boucleront le week-end à domicile contre Édimbourg et Bristol, lauréat du Challenge européen, la "petite" coupe continentale, l'an passé.

Pour voir plus loin, les représentants du Top 14 n'auront pas le droit à l'erreur. Car il n'y aura pas de match retour et les quarts de finale se dérouleront dès le week-end de la semaine prochaine, eux aussi en un seul match.

L'organisateur des compétitions continentales, l'European professional club rugby (EPCR), avait vu les choses autrement au départ. La phase à élimination directe devait débuter lors des quarts, prévu en matches aller-retour après une phase de groupes de quatre journées.

Mais l'apparition du variant anglais du COVID-19, qui a touché plusieurs clubs britanniques l'hiver dernier, a changé la donne. Les équipes n'ont pu jouer au mieux que deux matches de poule en décembre. Celles touchées par des contaminations n'en ont disputé qu'un, avec match perdu sur tapis vert pour celui qui a été annulé.

Marseille devra encore attendre

Avec les risques liés au virus, l'EPCR avait donc décidé d'écourter la première phase tout en mettant sur pied des huitièmes de finale, non sans subir des critiques au sujet de son protocole sanitaire, jugé insuffisamment strict.

Comme l'an passé et pour des raisons encore liées à la pandémie, Marseille n'accueillera pas les finales de coupes d'Europe, prévues les 21 et 22 mai, et devra attendre l'édition 2022. L'EPCR a officialisé les choses mercredi et réfléchit à une solution de repli.


Le pilier toulonnais Jean-Baptiste Gros tente d'échapper à un plaquage d'un joueur du club anglais des Sale Sharks, lors de leur match de Coupe d'Europe, en décembre 2020 au stade Mayol. Photo : AFP/VNA/CVN


C'est dans ce contexte d'incertitude que Toulon et La Rochelle vont jouer vendredi 2 avril. La tâche s'annonce plus ardue pour le RCT qui tente de se remettre de la claque subie à Lyon (54-16) samedi dernier 27 mars en Top 14.

"On a besoin de se remettre la tête à l'endroit après la prestation à Lyon. Une semaine courte comme celle-ci permet aussi de ne pas se poser 10.000 questions et d'aller surtout à l'essentiel", souligne l'entraîneur toulonnais Patrice Collazo.

Retour des Bleus

Avec le retour de ses internationaux français (Charles Ollivon, Baptiste Serin, Swan Rebbadj...), le triple vainqueur de la compétition (2013, 2014, 2015) devra se surpasser pour écarter le Leinster en pleine confiance après avoir conservé son titre en Pro14 (ex-Ligue celte) le week-end dernier.

Une statistique incite cependant à l'optimisme : le RCT a remporté ses quatres matches joués jusqu'ici face au Leinster.

De son côté, La Rochelle, deuxième de Top 14, aborde son déplacement à Gloucester avec des certitudes après son brillant succès sur les terres de Bordeaux-Bègles (26-11) samedi dernier en championnat.

Finalistes du Challenge européen en 2019, les Maritimes espèrent maintenant franchir un cap à l'échelon supérieur. "On a l'occasion d'écrire quelque chose dans l'histoire de ce club", a affirmé jeudi 1er avril l'entraîneur néo-zélandais Jono Gibbes.

Les chiffres donnent l'avantage à Gloucester, qui a remporté sept de ses neuf précédents duels avec le Stade rochelais (tous en Challenge européen). Et les "Cherry and whites", avant-derniers en Premiership, ont semble-t-il retrouvé du poil de la bête en battant Exeter (34-18), deuxième, la semaine passée. Alors suspense.
 
AFP/VNA/CVN
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