29/04/2021 10:00
La Loi sur les garde-côtes chinois a été adoptée par la Chine fin janvier 2021 et est entrée en vigueur le 1er février 2021. Suite à l'adoption de la loi, la communauté internationale a répondu à diverses formes.
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Patrouille de la Marine vietnamienne en mer. Photo : VNA/CVN

La communauté internationale a précisé que la Chine avait légalisé le recours à la force de la police maritime pour servir la revendication souveraine unilatérale de la Chine en Mer Orientale.

Le ministre philippin des Affaires étrangères, Teodoro Locsin, a émis une note pour protester contre l'adoption par la Chine de la loi autorisant les garde-côtes à ouvrir le feu sur des navires étrangers et qualifiant cet acte de "menace de guerre". 

Il a dénoncé que cette loi constituait une menace de guerre pour tous les pays qui ne s'y conforment pas.

Le journal japonais Nikei Asia a déclaré que la Loi sur les garde-côtes chinois avait "sonné l'alarme" au Japon. Pour sa part, l'agence de presse NHK a cité l’annonce du ministère japonais de la Défense selon laquelle cette loi pourrait ''ébranler l'ordre fondé sur le droit international''.

Selon le professeur Jay Batongbacal, directeur de l’Institut des affaires maritimes et du droit de la mer de l’Université des Philippines, cette loi permet aux garde-côtes chinois d'utiliser la force pour exercer des pouvoirs dans les eaux que la Chine revendique unilatéralement, établissant des zones restreintes pour empêcher les bateaux étrangers.

Cela peut être un signe que la Chine accélère son processus ''d'annexion de la Mer Orientale'', bien que Pékin négocie avec l'ASEAN sur un Code de conduite en Mer Orientale (COC), a-t-il indiqué.

Selon la porte-parole du ministère vietnamien des Affaires étrangères, Lê Thi Thu Hang, dans la promulgation et l'application des documents juridiques nationaux relatifs à la mer, les pays sont tenus de respecter le droit international, les traités internationaux dont ils sont signataires, en particulier Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 (UNCLOS).

Le Vietnam dispose suffisamment de références juridiques et de preuves historiques pour affirmer sa souveraineté sur les archipels de Hoang Sa (Paracels) et Truong Sa (Spratleys), conformément au droit international, a-t-elle affirmé.

En tant qu'État côtier et membre de l’UNCLOS, le Vietnam jouit de la souveraineté, du droit souverain et de la juridiction sur ses eaux qui sont définies conformément à l’UNCLOS, a-t-elle souligné.

Le Vietnam prendra résolument et constamment des mesures conformément au droit international pour protéger ces droits légaux et légitimes, a-t-elle déclaré.

Le Vietnam demande aux pays concernés de respecter la souveraineté, le droit souverain et la juridiction du Vietnam en Mer Orientale et d’appliquer de bonne foi le droit international, l’UNCLOS, de ne pas compliquer la situation, ce pour contribuer activement à l'instauration de la confiance, au maintien de la paix, de la stabilité, à la promotion de l'ordre maritime international et de la sécurité, de la sûreté et de la liberté de la navigation en Mer Orientale.

VNA/CVN

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