10/12/2018 08:59
La Chine a convoqué dimanche 9 décembre l'ambassadeur des États-Unis pour protester contre l'arrestation de la directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei et demandé à Washington de renoncer à sa demande d'extradition, en pleine trêve dans la guerre commerciale sino-américaine.
>>Les négociations commerciales Washington - Pékin "se passent très bien"
>>La directrice financière de Huawei soupçonnée de fraude par les États-Unis

Meng Wanzhou, directrice financière du géant chinois des télécoms Huawei.
Photo: REUTERS/VNA/CVN

L'arrestation le 1er décembre au Canada de Meng Wanzhou, à la demande des États-Unis, qui la soupçonnent d'avoir fraudé pour contourner les sanctions américaines contre l'Iran, a été "fermement" condamnée par Pékin.

Le négociateur en chef américain chargé de mener des tractations avec la Chine Robert Lighthizer a quant à lui estimé dimanche 9 décembre que cette affaire ne devrait pas trop affecter les négociations commerciales en cours, tout en excluant une prolongation des discussions au-delà des 90 jours prévus.

La Chine avait déjà convoqué samedi 8 décembre l'ambassadeur du Canada. Pékin "s'oppose fermement" à cette arrestation et "exhorte les États-Unis à attacher la plus grande importance à la position solennelle et juste de la Chine", a indiqué dimanche 9 décembre le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué publié après un coup de téléphone du vice-ministre Le Yucheng à l'ambassadeur Terry Branstad.

"Le Yucheng a souligné que les États-Unis avaient violé les droits légitimes et les intérêts de citoyens chinois, et la nature de cette violation est extrêmement grave", a encore indiqué le ministère.

La Chine a aussi exigé que les États-Unis "prennent des mesures immédiates pour rectifier ces mauvaises pratiques et lever le mandat d'arrêt contre cette citoyenne chinoise", poursuit le communiqué, avertissant d'une possible "réponse supplémentaire" de la part de Pékin.

Meng Wanzhou, 46 ans, a été arrêtée à Vancouver (Canada). La fille de Ren Zhengfei, fondateur de Huawei en 1987 et ancien membre de l'armée chinoise, est en détention dans l'attente d'une décision lundi 10 décembre d'un juge de la Cour suprême de Vancouver, qui devrait se prononcer sur son éventuelle libération sous caution.

Meng Wanzhou est soupçonnée par la justice américaine d'avoir menti à plusieurs banques au sujet d'une filiale de Huawei afin de pouvoir accéder au marché iranien entre 2009 et 2014 en violation des sanctions américaines.


AFP/VNA/CVN

Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
Le pont Long Biên, un des monuments historiques inoubliables de Hanoï.

La zone du patrimoine de Huê sera ouverte gratuitement pendant le Têt Pendant les trois jours du Têt du Cochon 2019, soit entre le 5 et 7 février, la visite sera gratuite pour tous les sites qu'abrite l’ancienne Cité impériale de Huê, selon le Centre de préservation des vestiges de l'ancienne Cité impériale de Huê.