13/02/2021 15:16
La chapelle sur la colline de Ronchamp (Haute-Saône), chef d'œuvre de l'architecte Le Corbusier, va faire l'objet de sa première restauration d'envergure jusqu'en 2024, a annoncé vendredi 12 février l'association propriétaire.
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La chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp, à Ronchamp en Haute-Saône, le 9 septembre 2011. Photo : AFP/VNA/CVN

Les travaux vont principalement consister à colmater les fissures qui affectent l'édifice construit en pierre et en béton en 1955, a décrit Jean-Jacques Virot, président de l'Association œuvre Notre-Dame-du-Haut (AONDH), propriétaire du site.

Ils porteront aussi sur l'étanchéité, les vitraux et le parement dans le but de retrouver la blancheur mate d'origine, a complété M. Virot.

Les travaux se dérouleront en cinq phases pendant trois ans, dont la plus importante s'achèvera dès octobre prochain, a-t-il ajouté au cours d'un point de presse.

Ils représentent un montant de 2,3 millions d'euros, apporté à 90% par les pouvoirs publics (État, région Bourgogne-Franche-Comté, département de la Haute-Saône) et à 10% par l'AONDH, selon le communiqué de l'association.

Pour financer sa contribution, celle-ci a lancé un appel au mécénat d'entreprises et aux dons de particuliers, selon un objectif de collecte de 75.000 euros cette année, ont exposé ses responsables.

"Depuis sa construction, elle n'a pas fait l'objet d'une reprise globale de ses pathologies subies par les bétons au cours du temps", a également rappelé M. Virot.

La chapelle Notre-Dame-du-Haut de Ronchamp est classée monument historique depuis 1967 et est inscrite depuis 2016 au patrimoine mondial de l'UNESCO, parmi 17 sites œuvres de Le Corbusier. Elle est considérée comme l'une des réalisations majeures de l'architecte français d'origine suisse (1887-1965), qui révolutionna sa discipline au XXe siècle.

"Ce n'est pas un monument en péril, mais c'est un monument malade quand même", a commenté Richard Duplat, architecte en chef des monuments historiques en charge de la chapelle.

Les travaux permettront de "fermer le robinet de ce qui l'agresse, pour faire durer" la chapelle, a-t-il ajouté lors du point de presse. Avant le COVID-19, la chapelle était fréquentée par 70.000 visiteurs chaque année, a indiqué l’association.

AFP/VNA/CVN

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