13/03/2020 17:00
La Bourse de Paris rebondissait nettement vendredi matin 13 mars (+2,53%), tentant de repartir du bon pied au lendemain d'une séance catastrophique, dans un contexte de crainte de récession mondiale en raison de la pandémie de coronavirus.

La Bourse de Paris tente de se reprendre. Photo : AFP/VNA/CVN

À 09h30, l'indice CAC 40 prenait 102,2 points à 4.146,51 points. Jeudi 12 mars, l'indice a enregistré la chute la plus forte de son histoire, clôturant sur une baisse de 12,28% à 4.044,26 points. Les places financières du monde entier se sont violemment effondrées jeudi 12 mars, sur fond de panique générale en raison de la pandémie. Wall Street a notamment terminé sur un plongeon de 10%, sa plus lourde chute depuis le krach boursier d'octobre 1987.

"C'est une période complexe où les marchés peuvent être d'une rare violence, raison pour laquelle nous ne cesserons de rappeler qu'il faut prudence garder", a commenté Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque. "Dans les séances à venir, les investisseurs auront les yeux rivés sur les courbes de nombre de cas en Europe", a-t-il ajouté. Le nouveau coronavirus a infecté plus de 131.000 personnes dans 116 pays, dont près de 28.000 en Europe.

"La question est de savoir si les investisseurs tiendront leurs positions acheteuses durant le week-end, alors que le risque d'avoir des annonces négatives pendant ces deux jours de fermetures habituelle des marchés reste extrêmement élevé", a souligné Vincent Boy, analyste marché chez IG France. Les acteurs de marché craignent en particulier "un peu plus de restrictions au niveau mondial alors qu'aucune statistique ne permet encore d'évaluer l'impact sur l'activité économique en Europe ou aux États-Unis", a-t-il détaillé.

En outre, "les investisseurs sont peu rassurés par les mesures économiques d'urgence des banques centrales", a souligné John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud, estimant que "la crise du coronavirus est en train de se transformer en crise de confiance". Les mesures de la Banque centrale européenne (BCE) ont particulièrement déçu comme en témoigne l'accélération de la chute des indices européens suivant leur présentation.

La quasi totalité du CAC dans le vert

La BCE a notamment décidé de maintenir ses taux directeurs inchangés, alors que ses homologues américaine et britannique ont toutes deux opté pour des baisses. L'institution a toutefois lancé jeudi 12 mars un programme de prêts pour soutenir les PME les plus touchées par la pandémie et compte acheter 120 milliards d'euros de dette publique et privée supplémentaire d'ici la fin de l'année.

De son côté, la Réserve fédérale américaine (Fed) a annoncé jeudi 12 mars qu'elle allait renouer avec le rachat de dette à travers les bons du Trésor, afin d'abreuver les marchés en liquidités. Du côté des indicateurs, le taux d'inflation s'est bien stabilisé en Allemagne le mois dernier, atteignant 1,7%, selon des chiffres publiés vendredi 13 mars. Outre-Atlantique, l'enquête préliminaire sur la confiance des consommateurs en mars figure également à l'agenda. Elle devrait être particulièrement scrutée étant donné qu'il s'agit de la première statistique qui devrait refléter les craintes liées au virus. En matière de valeurs, la quasi totalité du CAC 40 évoluait dans le vert.

Certaines valeurs durement frappées la veille parvenaient à se hisser dans les premières places du classement, à l'instar du groupe hôtelier Accor (+4,74% à 23,87 euros). Bolloré prenait 1,28% à 2,53 euros, profitant d'un bénéfice net en hausse de 1% à 237 millions d'euros l'an dernier, assombri néanmoins par une importante dépréciation des actifs liés aux services d'autopartage.

Rubis, spécialisé dans le stockage et la distribution de produits pétroliers, bondissait de 9,34% à 39,00 euros, tiré par un bénéfice net en hausse de 23% en 2019 et se dit "bien positionné" face à l'épidémie mondiale de coronavirus qui a pourtant provoqué une chute vertigineuse des cours de l'or noir.

AFP/VNA/CVN



 
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