24/11/2021 17:10
La Bourse de Paris rebondissait de 0,53% mercredi 24 novembre, les investisseurs profitant des quatre dernières séances de baisse pour acheter à bas prix, tandis que les inquiétudes sur l'inflation et la pandémie de COVID-19 restent fortes.
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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN

À 09h25 l'indice vedette CAC 40 gagnait 37,30 points à 7.081,92 points. Mardi 23 novembre, il a enregistré sa quatrième séance de baisse consécutive perdant 0,85%.

La hausse des taux d'intérêt obligataires a plombé les actions au cours des dernières séances, et notamment celles du secteur technologique, l'indice américain Nasdaq ayant perdu plus de 2,5% en deux jours.

"Une hausse des rendements signifie que les obligations du Trésor paient plus d'intérêts, ce qui incite moins les investisseurs à payer des prix élevés pour les actions et d'autres actifs qui constituent normalement des paris plus risqués que les obligations d'État américaines réputées +sûres+", détaille John Plassard, responsable de l'investissement chez Mirabaud.

Ce mouvement sur le marché obligataire est poussé par les anticipations du marché d'une hausse prochaine des taux directeurs de la Réserve fédérale américaine (Fed) pour faire face à une inflation au plus haut en 30 ans aux États-Unis. Le compte-rendu de la dernière réunion de politique monétaire de la Fed, attendu mercredi soir 24 novembre, sera donc scruté par les investisseurs.

Les investisseurs porteront ce mercredi une grande attention à la publication de l'indice des prix PCE d'octobre, baromètre favori de la Fed.

Le marché américain étant fermé jeudi 25 novembre pour Thanksgiving, tous les indicateurs de fin de semaine seront publiés ce mercredi, parmi lesquels une seconde estimation du PIB au troisième trimestre, les commandes de biens durables en octobre et les dépenses de consommation au cours du même mois.

La situation sanitaire continue d'inquiéter par ailleurs en Europe, où l'Organisation mondiale de la santé redoute 700.000 morts supplémentaires.

"À court terme, l'enjeu pour le gouvernement est d'étendre la couverture vaccinale et d'accélérer la campagne de rappel pour les personnes les plus vulnérables", relève Christopher Dembik, directeur stratégie et macro-économie de Saxo Banque.

Le climat des affaires en France a de nouveau progressé en novembre, dépassant son niveau déjà élevé de juin dernier, notamment du fait de l'amélioration des carnets de commandes à l'export dans l'industrie, a indiqué l'Insee. Mais les dernières évolutions sanitaires pourraient rendre cet indicateur obsolète.

Elior réduit sa perte

Le groupe de restauration collective a accusé une perte nette de 100 millions d'euros sur son exercice 2020/21 encore perturbé par la crise sanitaire, contre une perte de 483 millions un an plus tôt. L'action Elior gagnait 3,46% à 6,28 euros.

Colis Privé se lance via DEE Tech

Le Spac DEE Tech, qui avait levé 165 millions d'euros en juin pour investir dans une "entreprise technologique à fort potentiel", a jeté son dévolu sur le livreur Colis Privé, avec lequel il va fusionner. Colis Privé va ainsi devenir une entreprise cotée d'une "valeur pro-forma de 566 millions d'euros". L'action de DEE Tech, qui pour l'instant n'est encore qu'une coquille vide, prenait 1,42% à 9,99 euros.

AFP/VNA/CVN

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