04/12/2020 01:37
La Bourse de Paris évoluait en légère baisse de 0,29% jeudi 3 décembre à mi-séance, freinée par des incertitudes sanitaires et par le renchérissement de l'euro contre le dollar.

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La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN


L'indice CAC 40 reculait de 16,20 points à 5.566,81 points vers 13h25. La veille, il avait grappillé 0,02%.

Les marchés européens évoluaient dans la même tendance, même si Londres, comme mercredi, réalisait une meilleure performance, avec une hausse de 0,13%. Francfort perdait 0,33%.

Les contrats à terme des marchés américains évoluaient autour de l'équilibre, le Dow Jones reculant de 0,05% et l'indice élargi S&P 500 de 0,01%.

"Les retards dans l'approbation du lancement d'un vaccin pour les pays de l'Union européenne suscitent des inquiétudes. Il est difficile de croire qu'en situation d'urgence de santé, les dirigeants européens puissent tergiverser sur l'approbation d'un vaccin", alors que l'autorité de santé britannique a approuvé mercredi celui des laboratoires Pfizer et BioNtech, estime Michael Hewson, analyste de CMC Markets.

Autre poids pour les marchés continentaux, l'euro évoluait toujours à des haut niveaux. En milieu de matinée, il s'échangeait encore à 1,2112 USD pour un euro, proche de ses plus hauts en un an et demi.

Dans la matinée, les investisseurs ont également appris que le plongeon de l'activité dans les services en France a été un peu plus faible que prévu initialement.

Les marchés attendent de nouveaux stimulus pour reprendre leur marche en avant.

Ceux des banques centrales doivent être annoncés dans les semaines à venir.

Des doutes subsistent encore sur le versant budgétaire. "Au sein des membres de l'Union européenne comme au Sénat des États-Unis, le degré de coopération reste incertain à ce jour. 
À mesure que les circonstances exceptionnelles s'éloignent, les partisans historiques de la tempérance budgétaire feront de nouveau valoir leurs arguments", relèvent les analystes de Carmignac.

Surtout qu'au Congrès américain, aucun plan n'a encore été validé depuis cet été, malgré une conjoncture qui n'a cessé de se dégrader avec la reprise de l'épidémie.

Les pétrolières sous tension

Les investisseurs surveillaient la réunion de l'Opep et de ses alliés de l'Opep+ pour s'accorder sur l'avenir à très court terme de leur politique de coupe de leur production d'or noir. Prévue mardi, elle a été repoussée, ce qui trahit pour beaucoup d'observateurs les fortes dissensions au sein du groupe.

BP perdait 1,33% à 264 pence et Royal Dutch Shell (action "B") 0,30% à 1.350 pence. En France, Total reculait de 1,31% à 36,23 euros.

Les bancaires reculent


À Francfort, les valeurs bancaires sont un peu délaissées, comme Deutsche Bank (-0,15% à 9,52 euros) et sa dauphine Commerzbank (-0,98% à 5,45 euros) : le président du superviseur financier allemand Bafin Felix Hufeld considère, dans le quotidien économique Handelsblatt, que si le système financier est stable en dépit de la crise, les banques les plus faibles risquent cependant des défaillances.

AFP/VNA/CVN

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