07/10/2020 18:02
Après deux jours d'intenses bombardements, le calme régnait mardi matin 6 octobre à Stepanakert, capitale de la République autoproclamée du Nagorny Karabakh, a constaté un journaliste de l'AFP.
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Des dégâts causés par des bombardements, le 6 octobre à Stepanakert, au Nagorny-Karabakh.
Photo : AFP/VNA/CVN

Aucun incident n'a été signalé pendant la nuit, et les bombardements n'ont pas repris dans la matinée. Des sirènes d'alerte ont été déclenchées une fois au petit matin, mais n'ont finalement été suivies d'aucune explosion.

Profitant de ce répit, quelques habitants encore présents sortaient des caves leur servant d'abri anti-aérien pour aller se ravitailler en nourriture. D'autres allaient constater les dégâts des tirs de roquettes et autres engins qui se sont abattues sur la cité depuis 72 heures.

"J'en pleure encore quand je vois ces destructions", a raconté, presque en sanglot, Jamal Tadevossian, 83 ans, venu en voisin observer l'ampleur des destructions au "Artsvaberd", un magasin de meubles et canapés complètement saccagé.

Toutes les vitres des immeubles alentours ont été soufflées, et la chaussée était jonchée de bris de verre, pans de fenêtre ou morceaux de portes défoncées. Un peu plus haut sur une colline voisine, la route et une maison à étages ont été complètements pulvérisées, laissant un cratère large d'une dizaine de mètres et de gros fragments de goudron éparpillés aux alentours.

Un obus non explosé dans une rue de Stepanakert, le 6 octobre au Nagorny-Karabakh.
Photo : AFP/VNA/CVN

Ses occupants, un quinquagénaire et son vieux père, sont des miraculés : "On était en train de prendre le thé, on a eu à peine le temps de descendre à la cave", s'étonne le fils, Vazguer Badassian.

Les destructions sont spectaculaires par endroits, comme à proximité du ministère de la Défense du gouvernement indépendantiste, où des bâtiments cubiques et grisâtres ont été particulièrement touchées.

En au moins deux endroits dans la ville, d'impressionnantes roquettes ou missiles, apparemment non explosées, étaient fichées dans le sol jusqu'à la garde. 

Sur l'avenue des combattants de la liberté, principale avenue de Stepanakert, les dégâts se limitaient pour l'essentiel aux vitrines éclatées des commerces. Quelques voitures banalisées de la police et des véhicules militaires sillonnaient les rues, ignorant toute signalisation et roulant parfois à grande vitesse.

AFP/VNA/CVN

 
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