08/03/2021 21:54
Le Tribunal populaire supérieur de Hanoï a ouvert, le 8 mars, le procès en deuxième instance pour juger six accusés dans les affaires de "meurtre" et d'"actes d'opposition à l'encontre de personnes exerçant une fonction publique", dans le hameau de Hoành (commune de Dông Tâm, district de My Duc, Hanoï).
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Des accusés dans l'affaire de Dông Tâm.
Photo : VNA/CVN

Onze avocats se sont inscrits pour défendre six accusés qui font appel dans cette affaire et les deux autres pour la défense des victimes qui sont les familles des trois policiers tués.

Le procès aura lieu trois jours du 8 au 10 mars.

Après le procès en première instance du Tribunal populaire supérieur de Hanoï, six des 29 accusés ont fait appel, à savoir Lê Dinh Công, Lê Dinh Chuc, Lê Dinh Doanh, Bùi Viêt Hiêu, Nguyên Quôc Tiên et Bùi Thi Nôi.

Selon le verdict rendu le 14 septembre 2020, Lê Dinh Công et Lê Dinh Chuc ont été condamnés à mort ; Lê Dinh Doanh, à l’emprisonnement à perpétuité ; Bùi Viêt Hiêu, à 16 ans de prison ; Nguyên Quôc Tiên, à 13 ans de prison ; Nguyên Van Tuyên, à 12 ans de prison, tous pour "meurtre" selon l’article 123 du Code pénal de 2015.

Les 23 autres accusés ont été condamnés à des peines d'emprisonnement allant de 15 mois de prison avec sursis à six ans de prison pour "actes d'opposition à l'encontre de personnes exerçant une fonction publique" selon l’article 330 du Code pénal de 2015. 

Le verdict de première instance a déclaré qu'il s'agissait d'une affaire pénale grave, que les actes criminels des accusés étaient particulièrement dangereux pour la société, défiant la loi, au mépris de la vie et de la santé des autres, en particulier des personnes en service.

Selon l'acte d'accusation, bien que sachant que le champ de Sênh de la commune de Dông Tâm était utilisé à des fins de défense sous la direction du ministère de la Défense, Lê Dinh Kinh (né en 1936, résidant dans le hameau de Hoành) et d’autres ont mis en place un soi-disant "groupe de consensus" dans le but de réoccuper et de se partager le terrain.

Ils ont fréquemment incité les habitants à déposer des plaintes concernant la gestion et l’utilisation des terres par l’administration de Dông Tâm, ont utilisé les réseaux sociaux pour diffuser de fausses informations selon lesquelles le champ de Sênh appartenait à la commune de Dông Tâm et ont appelé la population locale à "lutter pour garder la terre".

À la fin de 2019 et au début de 2020, après avoir appris que la Police de Hanoï a coopéré avec la défense aérienne de l'armée de l'air du ministère de la Défense pour déployer du personnel pour protéger les personnes ayant participé à la construction des murs de clôture pour protéger l’aéroport de Miêu Môn sur le terrain de Sênh, Lê Dinh Kinh et ses complices ont acheté des armes dans le but de résister aux forces compétentes.

Le 9 janvier 2020, certaines personnes ont résisté aux forces de l’ordre, utilisé des grenades, des cocktails Molotov et des couteaux pour attaquer les forces compétentes et les personnes exerçant une fonction publique et troubler l’ordre public. Elles ont versé de l'essence à plusieurs reprises dans une fosse où trois policiers ont été piégés avant d’y mettre le feu, ce qui avait directement causé la mort de ceux-ci.

Des policiers ont trouvé Lê Dinh Kinh tenant une grenade et appelant les autres à résister, alors ils ont décidé de le tuer.

Toujours le 9 janvier, alors que la police menait sa mission à Dông Tâm, trois personnes sont venues les attaquer avec des couteaux. Après avoir été arrêtées par la police, deux femmes ont continué d’attaquer la force policière avec des couteaux et des pierres. Les femmes ont réussi à s'enfuir mais ont ensuite été capturées.

VNA/CVN

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