01/08/2017 10:23
Los Angeles s'est officiellement portée mardi 1er août candidate à l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques 2028 et offre ainsi quasi définitivement la victoire pour 2024 à Paris, ce qui évite au CIO un choix cornélien.
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La délégation pour la candidature de Los Angeles aux JO, le 11 juillet 2017 à Lausanne.
Photo : AFP/VNA/CVN


Un accord tripartite devra maintenant être formellement signé entre le CIO, Paris et Los Angeles avant la validation le 13 septembre à Lima par la session du CIO de la double attribution.

Cet accord annoncé mardi 1er août par le comité de candidature de Los Angeles et confirmé par le CIO, répond aux souhaits du président du CIO, Thomas Bach, qui depuis mars défendait le principe d'une double attribution des JO-2024 et 2028.

Pour Paris qui a connu des échecs cuisants, dont le dernier quand Londres avait obtenu les JO-2012, cette décision de Los Angeles peut s'apparenter à un soulagement. Car quand l'idée d'une double attribution avait été évoquée en mars dernier, il semblait peu évident que l'un des deux candidats puisse accepter de reporter son projet de 4 ans.

Jour historique

Pour accepter de patienter, Los Angeles a obtenu la garantie de recevoir une contribution de 1,8 milliard de dollars du CIO, supérieur à celle de 1,5 milliard versée pour 2024.

"C'est un jour historique pour Los Angeles, les États-Unis et le mouvement olympique et paralympique", a réagi le maire démocrate de Los Angeles, Eric Garcetti, cité dans un communiqué avant une conférence de presse prévue à 17h00 locales (02h00/00h00 GMT) en sa présence.

"Nous avons fait ce jour un pas décisif pour ramener les Jeux dans notre ville (...) et pour entamer un nouveau chapitre de l'histoire de Los Angeles", a-t-il ajouté.

Le CIO qui a confirmé la candidature de LA pour 2028 a également annoncé la publication du contrat ville hôte 2028 que Los Angeles va désormais devoir ratifier.

Concrètement, le CIO va désormais officiellement lancer une procédure de candidature pour 2028 et nommer une commission d'évaluation qui sera la même que celle désignée pour 2024, présidée par le Suisse Patrick Baumann et qui a déjà visité la ville en mai.

Los Angeles n'aura plus qu'à actualiser son dossier de garanties pour coller à sa nouvelle candidature avant le 13 septembre, date de la signature des contrats de ville hôte à Lima.

Les sites prévus à Los Angeles pour les Jeux olympiques.
Photo : AFP/VNA/CVN


Paris a toujours refusé d'envisager une candidature pour 2028, estimant que son projet n'était calibré que pour 2024, notamment en raison de la difficulté de sécuriser quatre années supplémentaires les terrains où doivent être construits les équipements manquants.

Los Angeles n'avait jamais fermé totalement la porte à cette éventualité, assouplissant sa position au fil du temps après avoir indiqué que la ville était prête à accueillir les JO "demain s'il le fallait". La semaine dernière, M. Garcetti avait estimé qu'il serait "stupide" de refuser 2028 au regard des compensations financières accordées par le CIO.

La "Cité des anges" aura donc 11 ans pour préparer ses troisièmes JO après 1932 et 1984. En plus de la contribution de 1,8 milliard de dollars du CIO, le Comité de candidature devrait également obtenir le droit de pouvoir exploiter plus longtemps que Paris les symboles olympiques afin de maximiser ses revenus.

En 1984, les Jeux de Los Angeles avaient été les premiers à dégager des bénéfices.

Principaux sites prévus pour les Jeux olympiques à Paris.
Photo : AFP/VNA/CVN


Si Paris-2024 peut s’enorgueillir d'organiser des épreuves dans des sites patrimoniaux prestigieux comme le Grand Palais ou Roland-Garros, LA-2028 ne sera pas en reste.

Le Staples Center, la salle de l'équipe NBA des Los Angeles Lakers, accueillera les meilleurs joueurs de basket du monde. Les plages de Santa Monica accueilleront les tournois olympiques de beach-volley ou la vasque olympique s'embrasera dans le Coliseum, le mythique stade d'athlétisme de LA.

Outre Paris, la décision de Los Angeles fait un autre gagnant: le CIO qui, après les dossiers à controverses et dispendieux de Sotchi, pour les Jeux d'hiver, (2014), ou Rio pour ceux d'été (2016) s'offre a priori un peu de tranquillité, avant les JO de Tokyo dans trois ans.

Redorer le blason des Jeux

Avec son budget --prévisionnel pour 2024-- de 5,3 milliards de dollars financé à 100% par des fonds privés, avec l'utilisation de structures existantes (95% du projet) et temporaires, pour la piscine olympique, LA pensait être la mieux armée pour faire rentrer les JO dans une nouvelle ère olympique moins dispendieuse et redorer le blason du mouvement olympique.

Quant à Paris, elle prend là sa revanche, douze ans après sa désillusion de Singapour lorsque les membres du CIO lui avait préféré, pour quelques voix, Londres pour l'organisation des JO-2012.

Cent ans après avoir organisé les JO-1924, la capitale française devrait ainsi faire un retour tonitruant dans le grand monde olympique grâce à un projet incarné par Tony Estanguet, triple champion olympique de canoë.

La ville Lumières envisage notamment de mettre en scène ses sites les plus emblématiques comme la Tour Eiffel (triathlon, marathon), les Champs Élysées (cyclisme), le Château de Versailles (équitation) ou le Grand palais (escrime).

Pour organiser les Jeux du Centenaire, elle prévoit aussi de construire une centre aquatique et son village olympique. 6,6 milliards d'euros ont été budgétés, bien loin des 10 milliards d'euros dépensés pour les JO de Rio ou les 13,5 milliards prévus pour Tokyo en 2020.
 
AFP/VNA/CVN
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