25/07/2021 17:45
L'année écoulée a été une année perdue pour le pongiste Timo Boll. Avant ses sixièmes Jeux olympiques, le maître allemand de 40 ans, que certains comparent à Roger Federer, se bat avec son corps, mais est loin de songer à abandonner.
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L'Allemand Timo Boll lors de ITTF World Tour Platinum, à Magdebourg, le 31 janvier. 
Photo : AFP/VNA/CVN

Toujours de bonne humeur, l'actuel 10e joueur mondial ne cache pas ses inquiétudes. "L'année dernière n'a pas été facile pour moi", admet franchement cette figure du tennis de table européen, qui doit se battre avec son âge et ses blessures. "Je suis vraiment chaud à l'entraînement et j'accélère, ce n'est pas le problème. En vue des JO, cependant, on manque de feeling", déclarait récemment Boll dans un entretien au SID, filiale sportive de l'AFP.

Malgré les signaux d'alarme clairs de son corps, le double vainqueur de la Coupe du monde (2002, 2005), médaillé de bronze aux Mondiaux-2011 et triple médaillé olympique par équipe (argent 2008, bronze 2012 et 2016) a toujours faim de victoires.

Alors qu'il entame ses sixièmes JO, le porte-drapeau de Rio a méticuleusement travaillé à son retour afin de pouvoir mettre à Tokyo la dernière pièce de la mosaïque d'une carrière quasi-parfaite. "J'ai l'ambition et la prétention d'aller loin et d'être dans une forme qui me permette de me battre pour des médailles en individuel", affirme le vétéran de la petite balle.

"Légende" 

Car c'est exactement ce qui manque encore à l'octuple champion d'Europe (un record) à sa collection : une médaille olympique en individuel.

Pour le Français Emmanuel Lebesson, l'Allemand "est une légende européenne, qui a traversé les époques et su s'adapter aux évolutions de la balle et du jeu" - notamment au passage en 2001 des manches en 11 points au lieu des 21 initiaux - et qui est le seul à avoir réussi à bousculer la hiérarchie mondiale, dominée depuis des décennies par les champions chinois.

"Il a énormément de talent, (est) un exemple d'humilité et de fair-play, quelqu'un de très discret", souligne le Français, pour qui Boll a "la classe" et la longévité d'un Roger Federer.

Mais pour être compétitif à Tokyo, Boll, connu pour son jeu agressif en "topspin" (une sorte de coup lifté, exécuté en frottant la balle avec une face de la raquette), doit constamment doser sa charge de travail. Comme souvent, l'ancien N°1 mondial (six mois en 2003, au nez et à la barbe des Chinois) a dû faire l'impasse sur de nombreux tournois internationaux avant les JO.

À Odenwald, sa ville d'origine où il a l'habitude de se retirer, il dispose d'un robot de tennis de table spécialement conçu: grâce à ce partenaire un peu spécial, "j'ai senti que je m'améliorais de séance en séance", confie-t-il.

La tentation de Paris 

L'objectif de Boll pour les Jeux olympiques de Tokyo est clair : comme en 2016 à Rio, lorsqu'il a mené son équipe à la médaille de bronze malgré une vertèbre du cou endommagée, ce devrait être à nouveau une médaille dans la compétition par équipes, aux côtés de ses compatriotes Dimitrij Ovtcharov (9e mondial) et Patrick Franziska (16e).

"Pour l'individuel, beaucoup de choses doivent être réunies - le tirage au sort, l'endurance et la forme du jour", admet Boll, qui s'attend à des compétitions "très difficiles" au Japon.

Même après une vingtaine d'années au sommet, Boll n'en a toujours pas assez. Il ne veut pas planifier la fin de sa carrière : "je continuerai à jouer tant que j'y prendrai du plaisir et tant que mon corps me soutiendra."

Le fait que les prochains Jeux à Paris ne soient "que" dans trois ans, en raison du report de ceux de Tokyo dû au COVID-19, n'a pas échappé à Boll : si, en 2024, "je suis toujours dans une forme qui me permet de faire partie de l'équipe, pourquoi pas ?".

AFP/VNA/CVN

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