20/07/2021 11:13
Après trois cas de COVID-19 au sein de l'équipe sud-africaine de football, les JO de Tokyo sont confrontés lundi 19 juillet au délicat traitement des "cas contacts", mis à l'écart et étroitement surveillés mais sans être privés d'entraînement.
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Des membres des délégations des Pays-Bas et de l'Inde aux JO attendent pour faire les tests COVID à l'aéroport de Narita, le 18 juillet au Japon.
Photo : AFP/VNA/CVN

"Bien que vous soyez +contact proche+, vous pouvez continuer à faire le minimum dont vous avez besoin pour préparer" le plus grand rendez-vous sportif au monde (23 juillet-8 août), a résumé face à la presse Pierre Ducrey, directeur adjoint des Jeux au sein du Comité international olympique (CIO).

Déjà reportés d'un an, organisés en pleine propagation de variants plus contagieux du COVID-19, ces Jeux posent à leurs organisateurs un double défi : garantir la sécurité sanitaire, dans un Japon peu vacciné et inquiet du risque de contaminations, tout en préservant l'équité sportive.

Or, les trois premiers cas positifs au coronavirus détectés au Village olympique, chez un encadrant de l'équipe sud-africaine de football samedi 17 juillet puis deux joueurs dimanche 18 juillet, ont déjà entraîné lundi 19 juillet l'identification de 21 "contacts proches", sur lesquels les organisateurs n'ont pas fourni de précisions.

Le Comité olympique tchèque a par ailleurs annoncé lundi 19 juillet que l'un de ses beach-volleyeurs, Ondrej Perusic, avait été testé positif dimanche 18 juillet au Village olympique, comme l'avait été la veille un membre de l'encadrement à l'aéroport. Le nombre de cas contacts n'est pas encore connu.

"Couche supplémentaire" de stress 

Cette détection cruciale est menée au cas par cas par un panel indépendant d'experts, a expliqué le CIO, soucieux de resserrer le filet autour des personnes qui présentent un réel risque de transmission du virus.

Tant qu'ils demeurent négatifs au COVID-19, ces "contacts proches" ne subissent pas un isolement aussi rigoureux que celui réservé aux personnes infectées, qui sont placées dans un lieu prévu par Tokyo-2020, ou dans une structure de soins en cas de symptômes.

Dépistés chaque jour, priés de manger dans leur chambre et transportés "par des véhicules dédiés", les cas contacts doivent de leur côté "s'entraîner à part" mais peuvent poursuivre leur préparation, a détaillé Pierre Ducrey.

Ils peuvent aussi participer à une compétition s'ils ont été testés négatifs "six heures avant", a complété le médecin britannique Brian McCloskey, chef du panel d'experts. Même s'ils sont en phase d'incubation, il est "très improbable" que leur charge virale augmente dans ce délai au point qu'ils s'avèrent contagieux, a-t-il assuré.

Présentation de la surveillance des athlètes aux Jeux olympiques de Tokyo, sous COVID.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les organisateurs n'ont "pas ménagé leurs efforts" pour que les participants aux Jeux puissent "se sentir à l'aise" malgré l'ambiance alourdie par la pandémie et l'absence quasi-totale de public, a souligné de son côté Christophe Dubi, directeur des JO au sein du CIO.

"C'est déjà assez impressionnant quand vous êtes aux Jeux, avec la pression de l'entraînement et de la compétition", mais le COVID-19 impose "une couche supplémentaire" liée aux tests et aux restrictions sanitaires, a insisté le responsable.

"Filtres" successifs 

La gestion du contexte sanitaire s'annonce de plus en plus complexe alors que le Village olympique, conçu pour accueillir 17.000 personnes, doit connaître un "pic" d'occupation d'environ 6.000 résidents lors du week-end central des Jeux, calculait samedi 17 juillet Christophe Dubi.

Mais outre le taux élevé de vaccination, qui dépasse les 85% parmi les sportifs, le responsable mise sur l'intensité du dépistage, la limitation des contacts et "l'action immédiate" en cas de test positif.

"Chaque filtre est une réduction du risque", a renchéri Brian McCloskey, pour qui la protection des JO repose sur la détection précoce de toute personne "voyageant vers Tokyo avec une infection en cours de développement".

Le CIO et Tokyo-2020 n'ont en revanche aucune prise sur une autre catégorie de participants placés à l'isolement, cette fois par les autorités japonaises : c'est le cas de six athlètes britanniques et deux membres de leur encadrement, testés négatifs mais "contacts" d'un passager de leur avion testé positif, et cloîtrés dimanche 18 juillet dans leurs chambres respectives au camp d'entraînement de leur équipe à Yokohama.

L'équipe sud-africaine de rugby à VII avait de son côté été isolée mercredi dernier 14 juillet après un cas positif sur son vol depuis Doha, puis avait obtenu le feu vert pour partir en stage à Kagoshima (Sud) avec quatre jours de retard, avant que son sélectionneur Neil Powell ne soit à son tour testé positif.


AFP/VNA/CVN
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