20/07/2021 12:40
Son tour du monde du football a conduit Pia Sundhage au Brésil : la Suédoise, considérée comme l'une des meilleures entraîneures de l'histoire, a déjà deux titres olympiques à son palmarès et rêve d'en décrocher un troisième à Tokyo avec les Brésiliennes, dont la star Marta, au crépuscule de sa carrière.
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La sélectionneuse du Brésil, Pia Sundhage, lors d'une conférence de presse à Rio de Janeiro, le 30 juillet 2019.
Photo : AFP/VNA/CVN

À 61 ans, Sundhage participera à ses cinquièmes JO, les quatrièmes en tant qu'entraîneure, après avoir été attaquante de la Suède lors du premier tournoi olympique de football féminin, à Atlanta en 1996.

Après son fabuleux doublé avec les Américaines (2008, 2012), la Suédoise est montée une nouvelle fois sur le podium en 2016 à Rio, avec la Suède (2e).

À Tokyo, elle rêve d'ajouter une quatrième médaille à sa collection, même si elle sait que les Brésiliennes ne sont pas les plus cotées.

"Les favorites sont les Américaines, on parle aussi du Japon et d'équipes européennes comme les Pays-Bas ou la Suède. Mais on va tout faire pour arriver au moins en quarts de finale, et à partir de là, toutes les équipes ont une chance d'aller chercher l'or", explique-t-elle.

Son bilan à la tête du Brésil lui donne des raisons d'espérer avant sa première grande compétition : en 18 matches sous sa direction, son équipe affiche un bilan de 11 victoires, cinq nuls et deux défaites.

Entraînements en anglais

Deux ans après avoir pris les rênes d'une Seleçao fraîchement éliminée par la France en huitièmes de finale du Mondial-2019, Sundhage profite pleinement de cette nouvelle expérience au pays où le football est roi.

"C'est vraiment fantastique. J'ai entraîné dans de nombreux pays, mais je me rends compte que le Brésil est vraiment une nation de football. Je sens qu'il y a beaucoup d'attentes", confie-t-elle.

"On parle de finale, de médaille d'or, mais pour moi, c'est avant tout une aventure, je dois en profiter à fond", insiste la Suédoise, élue entraîneure de l'année par la FIFA en 2012.

Et elle n'hésite pas à partager cette "aventure" avec les internautes, en publiant des vidéos décalées sur les réseaux sociaux.

Sur une de ces vidéos, devenue virale, on peut la voir, guitare à la main, chanter avec son fort accent Anunciaçao, chanson emblématique d'Alceu Valença, icône de la musique du Nord-Est brésilien.

La milieu du Brésil, Formiga, lors d'un match de la SheBelieves Cup contre le Japon, à Nashville dans le Tennessee, le 2 mars 2019.
Photo : AFP/VNA/CVN

Lors des entraînements, la Suédoise s'exprime en anglais et se sert des joueuses qui maîtrisent cette langue pour faire se comprendre.

Elle compte sur le talent de Marta, quintuple ballon d'or, qui rêve à 35 ans de remporter enfin le titre olympique, après les deux finales perdues de 2004 et 2008, la seconde contre les Américaines entraînées par... Pia Sundhage.

"Marta est une joueuse fantastique, mais elle a besoin d'une équipe", tempère la Suédoise.

"Pia arrive à extraire ce qu'il y a de meilleur dans chacune d'entre nous", a confié à TV Globo l'attaquante Bia Zaneratto, sélectionnée au détriment de Cristiane, 36 ans, pourtant meilleure buteuse de l'histoire du Brésil aux JO, avec 14 réalisations en quatre participations.

La préparation a été tronquée à cause de la pandémie de COVID-19 et Sundhage reconnaît que les Brésiliennes sont moins rodées que les Américaines ou les Suédoises.

"On a eu quelques rassemblements, on a essayé de faire au mieux", explique-elle, tout en assurant comprendre la "préoccupation" des Japonnais à l'idée d'accueillir les JO en pleine pandémie.

AFP/VNA/CVN
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