22/08/2019 18:08
Après le triathlon, l'eau libre et l'aviron, c'est au tour de la voile de prendre la température sur le site des JO-2020, lors d'un test-event grandeur nature, à Enoshima. La très forte chaleur qui accable tout le pays n'épargne pas les athlètes, qui apprennent à composer avec cette donnée pour être au top dans un an.
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Le test-event grandeur nature, à Enoshima, avec notamment la participation de la Française Charline Picon, le 21 août.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Avec la chaleur, la première chose à faire, c'est de l'accepter!", lance le double champion olympique en titre en planche à voile, le Néerlandais Dorian van Rijsselberghe, venu offrir une expérience caniculaire à son corps.

"Il faut être sur place pour expérimenter et composer avec le mieux possible", poursuit l'athlète, qui ne se plaint guère et qui bénéficie d'une machine pour rafraîchir le corps, de vestes rafraîchissantes, de serviettes glacées.

Les test-event ont été marqués jusque-là par des problèmes liés aux grosse chaleurs, combinées à un taux d'humidité de plus de 80%. Une douzaine de personnes sont tombées malades lors d'une course d'aviron et plusieurs nageurs en eau libre ont fait part de leurs inquiétudes au sujet de la température de l'eau alors que le triathlon a pris la décision de raccourcir de moitié (5km) le parcours.

"Gilet de froid"

"Ça demande un effort physique supplémentaire pour obtenir une performance égale. Ca créé une fatigue bien plus importante", explique le médecin de l'équipe de France, Fanny Mevellec, "pas surprise par cette chaleur et cette humidité". "On savait parfaitement où on allait".

La France et nombre d'autres nations viennent pour la 3e année consécutive sur le site pour collecter un maximum d'informations et en partager certaines pour que des mesures soient prises.

Les véliplanchistes se déploient dans le port d'Enoshima, le 20 août, pour un test en vue des JO de Tokyo.
Photo: AFP/VNA/CVN

"Cette année, on a obtenu le port des gilets de froid (vestes équipées de poches glacées), qu'ils (la Fédération internationale) changent les lycra trop étroits et pas aérés et qui généraient des coups de chaud", rapporte Fanny Mevellec, qui précise que tout "n'est pas encore au point".

Mercredi 21 août, en finale, les véliplanchistes ont été autorisés à retirer leur gilet de sauvetage, raconte la championne olympique 2016, la Française Charline Picon: "Les médecins se sont rendus compte que c'était trop violent, que ça nous rajoutait de la chaleur, et que ça pouvait être dangereux. On les a enlevés. Tout le monde se jauge".

De son côté, la Fédération internationale se dit très attentive.

Bien préparé 

"Très clairement, il fait plus chaud que sur les deux derniers Jeux olympiques et même que la plupart des sites sur lesquels nous allons. On a une commission avec des médecins qui travaillent avec les équipes. Et on réfléchit éventuellement à des règles pour l'année prochaine pour assurer la sécurité des athlètes", indique Alastair Fox, directeur des événements à la Fédération internationale et délégué technique pour les JO-2020.

Cela pourrait aller jusqu'à des temps de pause obligatoires pour que les athlètes se rafraîchissent ou à une limite fixée sur la température de l'eau au delà de laquelle la course ne peut se faire (comme c'est le cas en eau libre, avec une limite à 31 degrés).

Une règle dont ne veut pas entendre parler Dorian van Rijsselberghe.

"Cette année il y a eu beaucoup de problèmes sur le Tour de France avec la chaleur, ils ont dit: +on ne devrait pas courir+. Mais vous ne pouvez pas arrêter le Tour de France! C'est la même chose avec les Jeux olympiques, ils ne s'arrêtent pas pour une journée de chaleur. Vous devez être bien préparé, c'est tout", argue le champion.

Même son de cloche pour le Japonais Hajime Kokumai, spécialiste en finn.

"Moi, je ne porte pas de gilet avec des poches glacées, je n'en ai pas besoin. Je bois beaucoup et je me protège du soleil. Il y a deux ou trois ans, il faisait 45 degrés, cette année ce n'est pas aussi chaud", relativise-t-il.
 
AFP/VNA/CVN
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