13/06/2020 08:20
Le Français Jacky Cousy tisse un lien particulier avec le Vietnam depuis une douzaine d’années. Il l’a pris en photo et le peint avec une étonnante régularité. Que ce soit au travers d’un paysage traditionnel, d’un visage d’enfant ou d’un marché, il dépeint un pays coloré et très captivant.
>>Gérard Addat : "Le Vietnam, mon inspiration, mes racines"
>>McFreddy, une vie de défis
>>Un homme dédié aux tortues

Le peintre français Jacky Cousy.

Jacky Cousy se souvient de ses premiers pas dans le delta du Mékong du Vietnam. C’est grâce à une amie d’origine vietnamienne qu’il a découvert son futur pays d’adoption. C’était en 2009 où il a vécu à la vietnamienne avec une charmante famille pendant un mois et demi dans le delta du Mékong. Il a ainsi pu apprendre la vie au plus près des habitants et dans les conditions de l’époque.

"J’y suis retourné dernièrement et tout a énormément évolué. Cela a beaucoup changé et en très peu de temps en plus", constate-t-il. Après cette expérience réussie, le Français a beaucoup bougé dans le pays. "J’adore ça", explique-t-il.

Découverte du Vietnam

Il s’est donc fait une opinion sur Hô Chi Minh-Ville et Phú Quôc dans le Sud ; Mui Né, Hôi An, Dà Nang et Huê dans le Centre ; Dà Lat sur les hauts plateaux du Centre ; Hanoï, la baie de Ha Long et Sa Pa dans le Nord. Seule ombre au tableau : Nha Trang dans le Centre. "C’est vraiment une ville que je n’ai pas appréciée, c’est vraiment trop touristique", regrette l’artiste-peintre.

Néanmoins, il a vraiment adoré son premier séjour et est revenu au Vietnam en 2010 avec pour objectif de "découvrir d’autres villes et sites touristiques si possible encore vierges de monde". Quelques temps plus tard, sa vie prend un nouveau tournant. "J’ai rencontré Liên, une si jolie Vietnamienne. Elle est devenue mon épouse en 2014 et elle cuisine comme une reine", souligne Jacky Cousy.

Fleurs de lotus.

Désormais très bien accompagné, il continue son périple au Vietnam en privilégiant de nouveaux lieux impressionnants. Ils ont visité le Parc national de Phong Nha - Ke Bàng  dans la province de Quang Binh et ses belles grottes extraordinaires, le lac de Ba Bê dans la province de Bac Kan ainsi que les chutes de Ban Giôc à Cao Bang, à la frontière chinoise. Ils ont aussi gravi le mont Fansipan à Lao Cai, le toit de l’Asie du Sud-Est qui culmine à près de 3.200 m.

"Honnêtement, j’avais déjà eu l’occasion de faire quelques marches dans ma vie, mais celles-ci font partie des plus coriaces ! En redescendant, nous avons rencontré beaucoup de gens du coin qui montaient des sacs de ciment à dos d’homme. Nous les avons trouvés particulièrement courageux ! Ils ont pris part à la construction du téléphérique qui est opérationnel désormais".

Promenade à la campagne.
Installation à Dông Nai

Ces dernières années, Liên et Jacky ont fait construire leur maison dans la province de Dông Nai (Sud), en pleine campagne vietnamienne. Jacky pense d’ailleurs que cette zone rurale va vite se développer, un peu comme il l’a vu dans le delta du Mékong. "Le Vietnam est un pays qui avance très vite, comme la France de ma jeunesse", se souvient-il, nostalgique.

Habituellement, ils restent au Vietnam quatre à cinq mois par an, mais cette année sera à tout jamais différente des autres. À cause de la pandémie de COVID-19, voilà déjà plus de six mois que Jacky est là. Il ne s’en plaint pas, c’est tout le contraire. Il faut dire qu’il est à la retraite et qu’il a tout son temps pour une de ses grandes passions : la peinture. En général, Jacky passe d’abord par la photo. Il en prend beaucoup et toutes celles qui lui plaisent deviennent des tableaux.

"J’aime beaucoup la couleur mais je suis un autodidacte. Je fais beaucoup de paysages mais j’aime bien les portraits aussi. Je peins environ un tableau par semaine et je consacre entre 10 et 12 heures par toile. J’aimerais bien faire une expo au Vietnam ou en France, mais il faut que l’occasion se présente. Je ne sais pas du tout comment seraient perçues mes peintures qui ne sont pas du tout professionnelles selon moi", veut rappeler humblement Jacky Cousy. Pourtant, ce dernier a déjà beaucoup d’expériences puisqu’il a eu, voilà quelques années, sa période antillaise, avec de nombreux tableaux réalisés en Guadeloupe, territoire français d’outre-mer, notamment. 

Scène de la vie en bord de mer.

Dans un avenir proche, avec son épouse, Jacky a un autre projet qui lui tient à cœur, celui de mettre en place des chambres d’hôte ou même de créer un gîte avec tables d’hôte. En effet, il aimerait proposer aux personnes qui viennent au Vietnam pour la première fois de passer quatre à cinq jours chez eux pour apprendre quelques fondamentaux sur la vie locale tout en faisant des visites dans leur région d’adoption : Parc national de Cát Tiên, à 150 km de Hô Chi Minh-Ville ; Mui Né, pagode du mont Tà Cù, plage et phare de Kê Gà dans la province de Binh Thuân... Ils pourraient ensuite, après cette initiation, poursuivre seuls la visite du pays.

Alors, même si vous ne pouvez pas encore vous rendre au Vietnam, grâce à Jacky Cousy, plongez-vous dans ses magnifiques tableaux qui décorent à merveille nos colonnes. Pas professionnel ? Êtes-vous sûr M. Jacky ?  

Texte : Hervé Fayet/CVN
Photo et peintures : Jacky Cousy/CVN

 
Réagir à cet article
Commentaire:*
E-mail:*
Nom:*
Espace francophone
L’originalité de la course de chevaux de Bac Hà à Lào Cai