25/04/2021 14:28
À J-2 d'un retour des élèves de maternelle et de primaire en classe, première phase vers la levée des restrictions face à l’épidémie de COVID-19, la campagne de vaccination bénéficie d'un coup de pouce avec l'arrivée d'un quatrième vaccin.
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Évolution en France du nombre de nouveaux cas, hospitalisations, entrées en réanimation et décès, totaux et tendances pour ces quatre indicateurs, au 23 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

Les Français de plus de 55 ans peuvent désormais recevoir le vaccin du laboratoire américain Johnson & Johnson, connu en Europe sous le nom de Janssen. Lors d'un déplacement samedi 24 avril en Essonne, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé que près de 80.000 professionnels de santé avaient déjà commandé ce vaccin, le seul à nécessiter une seule dose.

La France avait reçu une première livraison de 200.000 doses à la fin de la semaine dernière mais elle attendait le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA) pour l'administrer. L'autorité européenne a estimé qu'il bénéficiait d'un rapport bénéfices/risques favorable malgré un risque "très rare" de caillots sanguins, comme pour le vaccin AstraZeneca, qui suscite la défiance.

C'est dans ce climat que le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, 56 ans, s'est fait vacciner samedi 24 avril, à l'AstraZeneca, dans une caserne de pompiers à Paris, comme il l'a fait savoir sur Twitter. Alors que la vaccination s'ouvre très progressivement à de nouvelles catégories de la population, dont les proches de personnes "en situation d'immuno-dépression sévère" lundi 26 avril, "il faut vacciner ceux qui vont permettre à l'activité de reprendre, dans les administrations, les commerces, les services publics, les activités culturelles", a estimé samedi 24 avril au journal Le Parisien, le maire LR de Nice Christian Estrosi.

Vaccinodrome à Disneyland

Jusqu'ici, plus de 14 millions de Français ont reçu au moins une dose de vaccin et un près de 5 millions et demi d'entre eux ont reçu les deux doses. En région parisienne, un vaccinodrome a ouvert ses portes samedi à Disneyland, à l’arrêt depuis le 30 octobre. Alors que l'exécutif entend desserrer progressivement l'étau des restrictions, une quarantaine de dix jours a été décidée pour éviter la propagation des variants - brésilien, sud-africain et maintenant indien - qui inquiètent les autorités politiques et sanitaires.

Entrée d'un centre de vaccination à Coupvray dans un des hôtels de Disneyland Paris le 24 avril.
Photo : AFP/VNA/CVN

À compter de samedi 24 avril, tous les voyageurs revenant du Brésil, d'Inde, du Chili, d'Afrique du Sud, d'Argentine mais aussi de Guyane, devront fournir à leur compagnie aérienne avant l'embarquement un justificatif du lieu choisi pour passer la quarantaine. Des contrôles de police seront réalisées aléatoirement et l'amende pour non-respect de cette quarantaine oscillera entre 1.000 à 1.500 euros, contre 135 actuellement.

Plateau

Une mesure qui intervient alors que la situation sanitaire reste précaire : depuis une dizaine de jours, le nombre de patients en réanimation, soit les cas les plus graves, reste autour de 6.000, un niveau élevé, bien qu'en-deçà du pic de la première vague il y a un an (autour de 7.000). Avec 30.100 malades hospitalisés dans les hôpitaux samedi soir 24 avril, la pression hospitalière reste très forte. Sur le front des contaminations, la situation reste aussi tendue avec plus de 32.633 nouveaux cas enregistrés en 24 heures.

Jeudi soir pourtant, le Premier ministre Jean Castex avait estimé que "le pic de la troisième vague de l'épidémie semble derrière nous". "On ne semble pas être après le pic. On est sur un plateau, lentement descendant (...) mais les équipes sont à genoux", a alerté samedi 24 avril sur Europe 1 Gilles Pialoux, chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Tenon à Paris.

"On est dans un univers un peu compliqué où la vie sociale a pris le dessus sur la défense de l'hôpital public." Samedi 24 avril, Santé publique France annonçait 220 nouveaux décès liés au COVID-19, portant le nombre total de décès depuis le début de l'épidémie à 102.742. Après une pause forcée de trois semaines pour tenter de freiner la 3e vague de l'épidémie, les enfants reprendront lundi 26 avril le chemin de l'école sous un protocole sanitaire "très strict", avec fermeture immédiate des classes si un élève est testé positif.

Pour les collégiens et lycéens, il faudra attendre le lundi 26 avril suivant pour espérer un retour en classe, qui se fera en demi-jauge. Afin de permettre cette réouverture et rassurer les personnels de l’Éducation nationale, 400.000 tests salivaires seront proposés chaque semaine dans les écoles élémentaires. Pour le secondaire, ce sont près de 64 millions d'autotests qui ont été commandés pour les personnels et les élèves de plus de 15 ans.

Le 3 mai signera également la fin des limites de déplacements, mais le couvre-feu restera en vigueur. Quant à la réouverture des commerces et lieux culturels, elle se fera à la mi-mai, si la situation sanitaire le permet, a prévenu jeudi le Premier ministre.

AFP/VNA/CVN

 

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