08/12/2018 19:02
La Scala de Milan a ouvert vendredi soir 7 décembre sa saison 2018-2019 avec une version grandiose d'"Attila", de Giuseppe Verdi, ovationnée par le public.
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Le président italien Sergio Mattarella arrive à la Scala de Milan pour la première d'"Attila" de Giuseppe Verdi, le 7 décembre.
Photo: AFP/VNA/CVN

Les artistes ont été salués par 13 minutes d'applaudissements nourris, et de nombreux "bravo!", et des pétales roses jetés depuis les baignoires du théâtre.

Certains sifflets ont néanmoins accompagné la montée sur scène du metteur en scène Davide Livermore.

Cette soirée, suivie d'un dîner de gala, est l'un des moments clés de la scène lyrique mondiale et de la vie culturelle italienne. Elle est toujours organisée le 7 décembre, jour de la Saint-Ambroise, le patron de la ville.

Le président italien, Sergio Mattarella, considéré comme le garant des institutions, a été chaudement applaudi pendant cinq minutes avant le début de la représentation, un geste analysé comme un signe de soutien alors que le pays est aujourd'hui dirigé par une coalition populiste.

"La culture et la musique sont le dernier rempart de la démocratie", a déclaré le président.

"Mattarella mène un mandat extraordinaire, un applaudissement de cette longueur est complètement justifié vu les difficultés qu'il a affrontées et continue à affronter", a estimé le directeur musical de la Scala, Riccardo Chailly, qui était à la baguette pour cet "Attila".

Mise en scène cinématographique

Davide Livermore avait choisi de placer ce neuvième opéra de Verdi dans une terre occupée d'un "XXe siècle dystopique".

Mais l'ambiance de son "Attila" est résolument années 1940 et patriotique, avec un drapeau italien bien présent.

Livermore a fait appel aux technologies les plus modernes, en particulier un mur de leds, pour créer via la vidéo des arrière-plans grandioses. Le public est plongé dans une ville détruite ou dans les souvenirs de la courageuse Odabella, qui résiste à l'occupant et finit par tuer Attila.

La mise en scène est quasi cinématographique.

À plusieurs reprises sur scène, un pont grandiose apparaît. Mais contrairement à ce qui était prévu initialement, il ne s'écroule pas quand Attila fait une leçon de morale à Ezio prêt à brader son pays.

M. Livermore a en effet décidé de "changer complètement la scène" quelques jours après la chute d'un viaduc autoroutier ayant fait 43 morts en août à Gênes, par "respect pour les victimes et leurs familles".
AFP/VNA/CVN
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