15/10/2017 16:47
Les députés adoptent une nouvelle loi électorale, Silvio Berlusconi parle à ses partisans et Matteo Renzi fait sa valise pour un tour de l'Italie.
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L'ex-Premier ministre italien Silvio Berlusconi (1er à droite) à Casamicciola Terme, sur l'île d'Ischia, près de Naples, le 14 octobre 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

Paradoxalement, on ne sait toujours pas quand ces élections auront lieu : a priori, elles pourraient se tenir au plus tôt en mars prochain, au plus tard en mai, ce qui augure d'une très longue campagne. La date sera fixée une fois que le président de la République Sergio Mattarella aura dissout le parlement, après l'adoption de plusieurs lois encore en discussion, dont le budget 2018.

La première pierre de cet édifice électoral a été posée avec l'adoption par les députés jeudi soir d'une nouvelle loi électorale, censée apporter plus de stabilité au système politique transalpin. Le texte, qui doit encore être avalisé par le Sénat, prévoit l'élection de plus d'un tiers des députés au scrutin uninominal (le candidat obtenant le plus de voix est élu) et d'environ deux tiers de députés à la proportionnelle (les candidats sur les listes obtenant le plus de voix sont élus), ainsi qu'un système similaire pour les sénateurs.

Ce nouveau système électoral favorise surtout les coalitions de partis et ne fait donc pas l'affaire du Mouvement 5 Étoiles (M5S, populiste), qui refuse toute alliance. La loi est soutenue par le Parti démocrate (PD, centre gauche) au pouvoir, mais aussi par les deux principaux partis de l'opposition de droite, la Ligue du Nord de Matteo Salvini et Forza Italia (FI) de Silvio Berlusconi.

Ce système mixte présente un avantage pour ces partis traditionnels, au fort enracinement territorial et ayant des candidats connus de la population locale, au détriment du M5S, dont la majeure partie des élus sont des inconnus choisis via un vote sur internet. Les derniers sondages créditent le M5S de 27% des intentions de vote, au coude-à-coude avec le PD, devant FI et la Ligue du Nord (extrême droite), à 14% chacun.

Fragmentation

L'adoption de cette loi a eu l'effet d'un signal de départ pour les partis, dans les starting-blocks depuis des mois. La réunion de FI en présence de Silvio Berlusconi samedi et dimanche à Ischia, une île en face de Naples, a d'ailleurs un intitulé éloquent : "Prêts à gouverner". "Je pense que les Italiens vont avoir du bon sens !" a lancé samedi 14 octobre Berlusconi, en promettant à 81 ans de se retirer s'il n'obtient pas la majorité.

L'ex-chef du gouvernement italien Matteo Renzi à Milan le 9 mai 2017.
Photo : AFP/VNA/CVN

Un autre ex-chef du gouvernement, Matteo Renzi, patron du PD, se prépare lui aussi à une longue campagne électorale. À une célébration des dix ans de son parti samedi à Rome, il s'est dit prêt à un "corps à corps" avec le centre-droit, qui lui a laissé en héritage "la plus grande crise économique de l'après-guerre".

Il entend construire une coalition pour "défendre l'Italie du populisme des partisans de M5S et de l'extrémisme de Salvini et Berlusconi", a-t-il commenté aussi dans un entretien publié samedi 14 octobre dans La Repubblica.

L'actuel chef du gouvernement Paolo Gentiloni, membre du PD, a d'ailleurs souligné samedi son désir de faire approuver durant l'actuelle législature un texte accordant la nationalité italienne aux enfants nés sur le territoire de parents étrangers.

Renzi prendra le train à Rome mardi pour un "Tour de l'Italie" qui doit le mener dans toutes les régions de la péninsule à la rencontre des électeurs. Du 27 au 29 octobre, le PD organisera une conférence à Naples (sud) pour adopter son programme électoral. Mais rien n'est acquis, car la fragmentation politique du pays augure mal d'une coalition stable accédant au pouvoir.

En effet, tout le monde est contre tout le monde: à gauche rien ne va plus, et les scissionnistes du PD semblent avoir comme principal adversaire Matteo Renzi. À droite, Fratelli d'Italia (FDI), le troisième parti de l'alliance comprenant aussi FI et la Ligue du Nord, a déjà annoncé un recours devant la Cour constitutionnelle contre la loi électorale votée par les deux autres, sans parler du M5S qui est contre tous. Son tonitruant fondateur Beppe Grillo a jugé sur son blog que "faire la nouvelle loi électorale contre le M5S est immoral".

AFP/VNA/CVN
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