16/09/2017 15:27
Dévastées par l'ouragan Irma, les îles de Saint-Martin et Saint-Barth craignent désormais les épidémies liées au manque d'eau et d'hygiène, renforcées par la difficile communication sur place.

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Des gens font la queue pour une distribution d'eau à Marigot sur la partie française de Saint-Martin, le 15 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN


Plus d'une semaine après le cyclone de catégorie 5 qui a frappé les deux îles du Nord et fait 11 morts à Saint-Martin, l'heure est désormais aux précautions sanitaires pour éviter la propagation des maladies, au sein d'une population encore affaiblie et choquée.

"Oui il y a des risques d'épidémies", a reconnu la ministre des Outre-mer Annick Girardin, qui a passé près d'une semaine sur place après l'ouragan. "Il y a une problématique existante sur la question de l'eau contaminée, la question des déchets, la question de l'hygiène tout simplement", a-t-elle souligné.

"On n'en est pas encore à un signal épidémique, loin de là", a nuancé la ministre de la Santé, Agnès Buzyn. "Aujourd'hui, c'est plutôt un risque individuel, c'est-à-dire qu'il faut impérativement que les personnes qui habitent Saint-Martin boivent de l'eau potable qui est distribuée en grande quantité", a-t-elle insisté.

Elle avait évoqué mercredi 13 septembre, lors de son déplacement sur place avec le chef de l'État, quelques cas d'enfants souffrant de diarrhées.

Selon le gouvernement, 150.000 bouteilles d'eau sont actuellement distribuées par jour aux habitants.

 

Des gendarmes préparent une distribution d'eau sur l'aéroport de Grand Case sur l'île de Saint-Martin, le 14 septembre.
Photo : AFP/VNA/CVN


"On s'aperçoit que certains habitants de l'île, dans certains quartiers, n'écoutent pas les consignes sanitaires", a souligné Mme Buzyn.

Pour Mme Girardin, "la problématique aujourd'hui, c'est l'information", sur un territoire où l'électricité n'est pas partout rétablie et où les télécommunications (réseaux téléphoniques, internet, etc.) sont encore défaillantes par endroit, après le passage de l'ouragan.


"On distribue de l'eau potable sur tout le territoire, mais c'est toujours un peu compliqué, il y a des zones encore qui ne sont pas faciles d'accès, il y a des gens peut-être qu'on n'a pas encore réussi à contacter", a-t-elle expliqué.
 

AFP/VNA/CVN

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