31/01/2021 14:59
Face à la propagation de variants du coronavirus plus contagieux, les fermetures de frontières se multiplient même si par endroits, notamment aux États-Unis, des signes de ralentissement de la pandémie apparaissent.
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Des employés des pompes funèbres transportent le corps d'une personne décédée du COVID-19 à Casal de Cambra, le 29 janvier au Portugal.
Photo : AFP/VNA/CVN

La France ferme à partir de dimanche 31 janvier ses frontières aux pays extérieurs à l'UE et ses grands centres commerciaux, tandis que l'Allemagne a interdit samedi 30 janvier les entrées sur son territoire par voie terrestre, maritime et aérienne de personnes venant de cinq pays fortement touchés par les différents variants du COVID-19.

Le Canada va aussi durcir les restrictions à l'entrée sur son sol, des mesures qui visent à "décourager les voyageurs", a admis le Premier ministre Justin Trudeau.

Aux États-Unis, en revanche, les nouveaux cas de COVID et les hospitalisations sont en baisse depuis deux semaines, même si le nombre total de cas positifs quotidiens est encore plus important qu'à l'été.

Selon les experts, les raisons de cette amélioration vont du respect des gestes barrières au fait que la période des fêtes, favorable aux rassemblements, est loin. Et, au moins dans certains États du pays, le virus a déjà contaminé une bonne partie de la population : l'effet de l'immunité jouerait aussi.

Il y a encore plus de 3.000 morts par jour, en raison du délai entre hospitalisations et décès, mais les courbes vont dans la bonne direction dans un pays où l'épidémie a déjà tué plus de 430.000 personnes.

"La période de voyages que le virus a exploitée est quasiment terminée", explique Amesh Adalja, du Centre Johns Hopkins pour la sécurité sanitaire.

En revanche, les masques seront obligatoires dans les transports publics partout aux États-Unis à partir de mardi 2 février, selon la principale agence fédérale de santé publique du pays, CDC. Cette mesure, qui fait suite à une promesse de Joe Biden, s'appliquera dans les avions, bus, trains, taxis et ferries.

Répit également à Rome où les musées du Vatican, qui incluent la célèbre Chapelle Sixtine, ont annoncé samedi 30 janvier leur réouverture à partir de lundi 1er février, après avoir été fermés pendant 88 jours.

Il s'agit de la plus longue fermeture depuis la Seconde Guerre mondiale. Les visiteurs devront réserver à l'avance leurs billets et se verront attribuer des créneaux horaires d'entrée.

Au Pérou, la citadelle inca du Machu Picchu, qui avait rouvert partiellement après des mois de fermeture en raison de la pandémie, va à nouveau fermer dimanche 31 janvier pour au moins deux semaines, en raison d'une deuxième vague épidémique qui frappe le pays.

Berlin menace les laboratoires fautifs

En Norvège, le gouvernement a annoncé samedi 30 janvier la levée de plusieurs mesures de semi-confinement à Oslo et sa région, prises le weekend dernier après la détection de cas du variant britannique du coronavirus dans une localité proche de la capitale.

Informations essentielles concernant le vaccin AstraZeneca/Oxford.
Photo : AFP/VNA/CVN

Dans l'Union européenne, le vaccin d'AstraZeneca a été autorisé vendredi 29 janvier. Mais la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a maintenu la pression sur ce laboratoire, dont les 27 fustigent les retards de livraison.

"J'attends de l'entreprise qu'elle livre les 400 millions de doses comme convenu", a-t-elle souligné.

Le secrétaire d'État français aux Affaires européennes a réclamé "clarté et transparence" dans cette affaire de retards de livraison du vaccin d'AstraZeneca, évoquant un "problème" s'il s'avérait que le Royaume-Uni avait été privilégié.

Encore plus ferme, Berlin a menacé dimanche 31 janvier d'action en justice les laboratoires ne "respectant pas leurs obligations" de livraison de vaccins à l'UE.

"S'il s'avère que des entreprises n'ont pas respecté leurs obligations, nous devrons décider de conséquences judiciaires", a menacé le ministre de l’Économie, Peter Altmaier. "Aucune entreprise ne peut favoriser un autre pays par rapport à l'UE après coup", a-t-il martelé.

De son côté, le Pdg d'AstraZeneca, Pascal Soriot, a déclaré qu'"une première livraison d'environ 3 millions de doses devrait être envoyée dans les tout prochains jours".

AstraZeneca/Oxford est le troisième vaccin à être avalisé dans l'UE après ceux de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Bruxelles a adopté vendredi 29 janvier un mécanisme permettant de contrôler les exportations hors de l'UE des vaccins qui y sont produits et d'empêcher la sortie de doses destinées aux Européens.

"Partageons le vaccin", demande l'OMS

Le patron de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a pour sa part lancé une nouvelle mise en garde : "Si nous ne partageons pas, il y aura trois problèmes majeurs", a-t-il dit. "Un : échec moral catastrophique, deux : cela permettra à la pandémie de continuer à faire rage, et trois : une reprise économique très lente".

Bilan mondial de la pandémie de nouveau coronavirus, au 30 janvier à 11h00 GMT. Photo : AFP/VNA/CVN

Quelque 63% des doses administrées le sont dans les pays riches (Europe, USA et pays du Golfe) concentrant 16% de la population mondiale. Plus de 86,5 millions de doses de vaccins anti-COVID ont été administrées dans au moins 73 pays ou territoires, selon un comptage de l'AFP.

Parallèlement, les experts de l'OMS se sont rendus samedi 30 janvier à Wuhan (Centre de la Chine) dans le premier hôpital à avoir accueilli des malades du COVID-19, au deuxième jour de leur enquête de terrain sur l'origine du coronavirus.

Premier pays frappé par l'épidémie, la Chine est quasi-muette sur cette visite ultra-sensible politiquement pour Pékin, accusé d'avoir tardé à réagir face aux premiers cas de COVID.

La pandémie a fait plus de 2,2 millions de morts dans le monde depuis fin décembre 2019, selon un bilan établi par l'AFP samedi 30 janvier à partir de sources officielles.

Les États-Unis sont le pays comptant le plus de morts (439.347), suivis du Brésil (223.945), du Mexique (156.579), de l'Inde (154.147) et du Royaume-Uni (104.371).

AFP/VNA/CVN
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