07/02/2021 16:07
La décrue était quasi générale samedi 6 février en Nouvelle-Aquitaine touchée par des inondations ces derniers jours, notamment dans le Lot-et-Garonne visité vendredi 5 février par le Premier ministre Jean Castex, sauf dans le secteur de Saintes (Charente-Maritime), selon les préfectures.
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Vue aérienne du village de Bassanne, sous les eaux de la Garonne en crue, le 4 février.
Photo : AFP/VNA/CVN

En Charente-Maritime, où continuent à lentement monter les eaux, "sous surveillance", de la Charente et de la Boutonne en vigilance orange, quelque 190 personnes ont été évacuées par précaution de leurs habitations.

À Saintes, dont les eaux atteignaient 6 m à la mi-journée, inondant les berges --  mais loin d'une crue historique de 1982 à 6,84 m - un "pic plateau" est attendu lundi 8 février.

Des rues ont été fermées, moins d'une centaine de foyers privés d'électricité mais "l'accessibilité générale de la commune n'est pas remise en cause" et gare, centres commerciaux, ponts, administrations, etc, restent fonctionnels.

92 détenus de la maison d'arrêt avaient été transférés vendredi vers d'autres établissements afin d'anticiper d'éventuelles difficultés d'accès.

"On sait que la Charente va monter de 30 cm ce week-end et atteindre 6,3 m lundi 8 février", selon la préfecture, "le temps devrait être plus clément à partir de mardi, la décrue pourra commencer".

Samedi 6 février matin, une sinistrée de Saintes assurait : "On le sait que ça peut inonder, donc faut faire avec. Ca monte lentement. On va prévoir, on va surélever les meubles, tout va bien se passer".

"J'ai très peur depuis trois jours, là j'ai appelé les pompiers car je n'avais aucune solution. Moi je peux sortir toute seule. C'est mon mari, il est très handicapé", ajoutait de son côté Mamy, en passe d'être évacuée.

À l'Est du département, près de la Boutonne, certains des 7.500 habitants de Saint-Jean-d'Angély ont quitté leur domicile par précaution.

Quelque 200 sapeurs-pompiers, gendarmes et policiers restent déployés sur le terrain, dont des renforts venant de la Creuse, de la Corrèze, de la Vienne et de la Haute-Vienne.

En Charente, l'heure était à la décrue. Quelques personnes ont été évacuées par précaution ça et là dans le département, quelques foyers privés d'électricité ou de gaz mais aucun dégât massif n'est enregistré.

L'eau forme un "plateau" persistant à Jarnac et Cognac mais les pluies qui continuent à tomber ne devraient toutefois pas avoir de conséquence sur ce secteur, selon la préfecture.

Dans le Lot-et-Garonne, notamment à Marmande où s'est rendu vendredi 5 février le Premier ministre en soutien aux sinistrés, l'heure était à une décrue spectaculaire. La Garonne s'élevait à quelque 5 m samedi 6 février contre 10 mètres deux jours plus tôt.

Un secteur autour de Nérac est néanmoins repassé en vigilance jaune après être repassé au vert mais des débordements prévus "devraient rester de faible ampleur", selon Vigicrues.

Dans les Landes, département lui aussi frappé récemment par des inondations, le secteur de l'Adour autour de Dax restait toujours en orange, mais avec là aussi une décrue.

AFP/VNA/CVN
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