05/01/2020 16:17
Faute de pouvoir se poser, des secouristes larguaient samedi 4 janvier en hélicoptère des vivres aux rescapés d'inondations qui ont fait 60 morts en Indonésie aindi que de nombreux blessés, victimes de pluies torrentielles comme d'un développement urbain anarchique.

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Des habitants du village de Bekasi, dans l'Ouest de Java, lors d'une distribution d'eau potable le 4 janvier. Photo : APF/VNA/CVN


Des dizaines de milliers d'Indonésiens n'avaient toujours pas regagné samedi  4 janvier leur domicile, submergé par ces inondations, les plus meurtrières depuis 2013 dans la région de Jakarta, où vivent environ 30 millions d'habitants.

Alors que de nouvelles pluies sont à craindre, plus de 170.000 personnes vivant dans des quartiers submergés ont trouvé refuge dans des abris répartis à travers la mégapole de Jakarta.

Des pluies torrentielles ont commencé à tomber la veille du Nouvel An, déclenchant des crues soudaines et des glissements de terrain dans la région de Jakarta et dans celle de Lebak, située dans le Sud-Ouest de l'île de Java, à une centaine de kilomètres de la capitale.

Deux personnes ont également été tuées vendredi 3 janvier après des inondations soudaines et des glissements de terrain dans un village du nord des Célèbes, une île du nord de l'archipel, a annoncé samedi 4 janvier l’agence indonésienne de gestion des catastrophes.

Le bilan des morts a été porté à 60 samedi 4 janvier par l'agence, deux personnes étant portées disparues. Le précédent bilan faisait état samedi 4 janvier de 53 morts et un disparu.

"Nous avons découvert de nouveaux corps", a indiqué le porte-parole de cette agence Agus Wibowo.

Les abris sont remplis de réfugiés qui tentent de se reposer sur de minces nattes alors que la nourriture et l'eau potable commencent à manquer.

Villages inaccessibles
 

Des secouristes évacuent une femme malade dans le village de Sukarame à Lebak, sur l'île de Java, le 3 janvier. Photo : APF/VNA/CVN


Certains sont contraints d'utiliser les eaux provenant des crues pour se laver et faire la vaisselle.

"Nous avons vraiment besoin d'eau potable dans cet abri", a déclaré Trima Kanti, réfugié dans la banlieue ouest de Jakarta. Lui se lave dans une église mais les ressources, fournies par un générateur, sont limitées.

À Lebak, où une demi-douzaine de personnes ont été tuées, des policiers et militaires jetaient, depuis des hélicoptères, des boîtes de nouilles déshydratées et d'autres vivres à des villages que la destruction de ponts a rendus inaccessibles par la route.

"C'est difficile d'acheminer des vivres ici, or il y a une dizaine d'endroits touchés par des glissements de terrain", a déclaré le chef de la police de Banten, Tomsi Tohir. "C'est la raison pour laquelle nous utilisons des hélicoptères, car il n'y a pas d'endroits où atterrir", a-t-il ajouté.

Onze mille militaires et secouristes ont été déployés pour distribuer des médicaments, des kits désinfectants dans le but d'éviter la propagation d'épidémies d'hépatite A ou de dengue notamment, selon le ministère de la santé.

Des blessés graves

La plupart des personnes décédées dans ces inondations se sont noyées, ont été ensevelies dans des glissements de terrain ou ont souffert d'hypothermie. Près de Jakarta, une famille, dont deux enfants de quatre et neuf ans, a été mortellement intoxiquée par un gaz émanant d'un générateur portatif de courant. Ailleurs, un adolescent de 16 ans a été électrocuté par une ligne de courant.

Parmi les survivants, beaucoup ont été blessés quand "ils ont été emportés par les flots et heurtés par des morceaux de bois ou des rochers", a témoigné Suripto, le responsable d'un centre de santé à Lebak.

Cette catastrophe est la plus meurtrière depuis les inondations de 2013 qui avaient fait plusieurs dizaines de morts à Jakarta, régulièrement frappée par des inondations durant la saison des pluies en Indonésie, qui a commencé fin novembre.

Si les pluies torrentielles qui se sont abattues sur la région de Jakarta revêtent un caractère exceptionnel, des urbanistes notaient que le développement urbain anarchique de la mégalopole a certainement aggravé la situation.

Le gouvernement indonésien a d'ailleurs annoncé fin août que la capitale serait transférée sur l'île de Bornéo afin d'alléger la pression sur l'île de Java, la plus densément peuplée de l'archipel.

AFP/VNA/CVN

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